UES VŒU.X ET DES SERMENTS
Les Mexicains avaient l’habitude de faire aux idoles le vœu de les honorer par des sacrifices et des offrandes, lorsque quelqu’un de leurs fils ou des membres de leurs familles devenait malade, perdait sa position ou restait estropié. Ils s’adressaient alors, non pas à une seule, mais à deux ou trois de leurs idoles pour obtenir leur secours dans cette difficullé. Ils avaient aussi la coutume d’accompagner d’un serment certaines obligations qu’ils prenaient. Celui qui était l’objet de ces engagements exigeait le serment comme garantie de la parole donnée. Celui qui s’engageait le faisait alors en ces termes : « Au nom « du soleil, au nom de notre dame la terre, je m’engage à ne pas « manquer d’accomi)lir ce que j’ai dit, et, pour plus de sécurité, je « mange cette terre et aussitôt il touchait la terre du doigt, la portait à sa bouche, passait la langue dessus et mangeait ainsi la terre en garantie de son serment. Lorsque, pressé par quelque nécessité, quelqu’un demandait le secours de son dieu, il faisait en même temps le vœu et le serment d’exécuter telle chose pour son service, et il en remplissait l’engagement.
HISTOIRE DES CHOSES
RÉCIT AU SUJET DES CHANTS DONT ON FAISAIT USAGE EN u’iIONNEUR DES DIEUX DANS LES TEMPLES ET AU DEHORS.
C’est une coutume bien ancienne de notre ennemi le démon de chercher à se cacher pour mieux assurer ses affaires, conformément à la parole du saint Évangile disant que « celui qui pratique le mal abhorre la lumière. » Aussi, notre ennemi sur la terre s’y ménagea-t-il un bois épais sur un terrain difficile rempli d’abîmes, pour y dresser ses méfaits et s’y tenir à l’abri de toute recherche, comme font les fauves et les serpents venimeux. Ce bois et ces abîmes, ce sont ces chants mêmes dont il donna la trame sur terre pour qu’on en fit usage à son service, comme des louanges en son honneur, dans les temples et au dehors; car il y a en eux un tel artifice qu’ils disent ce qu’on veut, mais ne proclament que ce que le démon commande, n’étant compris que par ceux auxquels ils s’adressent. Il est, en effet, bien reconnu que la caverne, bois ou abîmes dans lesquels ce maudit ennemi se cache, ce sont les cantiques et psaumes qu’il a lui-même composés et qu’on lui chante sans qu’ils puissent être compris dans leur signification réelle si ce n’est par ceux qui sont naturellement accoutumés à cette sorte de langage. 11 en résulte qu’on chante assurément tout ce qu’il veut, guerre ou paix, louanges à sa gloire ou mépris du Christ, sans que rien puisse être compris par tout le reste des hommes.