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CHAPITRE II

DU DIEU APPELÉ Poynal, QUI, ÉTANT HOMME, ÉTAIT ADORÉ COMME DIEU.

Ce dieu, appelé Paynal^^ était comme le sous-chef de Uitzilopochtli Lorsque celui-ci, en sa qualité de commandant suprême, déterminait de faire la guerre à quelque province, le nouveau dieu, qui était comme son aide de camp, servait surtout à tomber sur l’ennemi au moment o(i une attaque subite devenait nécessaire. Il fallait alors que le Paynal, qui signifie léger et véloce, partît en personne pour enlever ses hommes et les amener en hâte contre leurs adversaires. Après sa mort, on prit l’habitude de lui consacrer une fête. L’un des satrapes* prenait alors son image parée de tous les ornements de la divinité et l’on exécutait une procession fort longue, pendant laquelle celui qui portait l’image et ceux qui suivaient se livraient à une course exagérée et rapide. Ils prétendaient en cela représenter la rapidité avec laquelle on doit résister à l’ennemi lorsqu’il attaque inopinément par embuscade.

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