‹ Histoire générale des choses de la nouvelle-EspagneChapitre 196 sur 704 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

DU TROISIÈME SIGNE APPEI.É CC maçatl ET DE LA BONNE FORTUNE QUI ÉTAIT LE PARTAGE DE CEUX QUI Y NAISSAIENT, AUSSI BIEN LES HOMMES QUE LES FEMMES, SI PAR LEUR NÉGLIGENCE ILS NE LA PERDAIENT.

Le troisième signe appelé ce maçatl régnait pendant treize jours. Il donnait son nom à la première journée. La seconde appartenait à tochtli; atl avait la troisième. Le quatrième jour appartenait à itzcuinili] le cinquième, à oçomatli-, le sixième, à malinalli ; le septième, à acatl ; le huitième, à oceloll: le neuvième, à quauhtli; le dixième, à cozcaquauhtli •, le onzième, àollin; le douzième, ktecpatl et le treizième, à quiauitl. Au sujet de ces treize jours, on disait que quelques-uns étaient fortunés, tandis que pour d’aulres c’était le contraire, ainsi qu’il apparaîtra dans le détail. On prétendait que quiconque naissait dans la première journée, s’il était fils de grand personnage, serait également noble et dignitaire; il aurait le boire et le manger toujours assuré, avec des vêtements à donner aux uns, des parures et des joyaux à distribuer entre les autres. S’il naissait ce jour-là un fils d’une personne de basse condition, on disait qu’il serait heureux, deviendrait digne de figurer parmi les grands hommes de guerre, serait supérieur aux gens de son rang, passerait pour homme grave, et point lâche ni pusillanime. Si c’était une fille qui naissait ce jour-là, qu’elle fût fille de noble ou d’homme d’humble condition, elle serait en tous cas fortunée, virile et courageuse, et elle ne ferait jamais de chagrin à ses parents. On disait cependant que celui qui naissait sous le jour do ce maçatl était généralement timide, pusillanime, peu audacieux, car il ne pouvait entendre ni voir sans frayeur le tonnerre et les éclairs. 11 n’était pas impossible, même, qu’il mourût de la foudre sans qu’il plût en ce moment et sans même que le ciel fût couvert. 11 arriverait aussi que, s’il se baignait, il fût noyé et perdît les yeux et le bout des doigts rongés par les animaux aquatiques, du seul fait d’être né le jour do ce maçatl, parce qu’il est de la nature du cerf d’être timide. Aussi celui qui naissait sous son signe l’élail-il à l’excès. Ses parents, sachant qu’il y était né, ne s’en préoccupaient plus, parce qu’ils tenaient pour chose prouvée qu’il finirait mal.

On croyait que les déesses Ciuateteo descendaient sur la terre ce jour-

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là. On les lelait,on leur laisail des offrandes et on ornait leurs slalucs de papiers.

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