‹ Histoire générale des choses de la nouvelle-EspagneChapitre 200 sur 704 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

DES AUTRES .TOURS DE CE SIGNE, LES UNS PROSPÈRES, LES AUTRES ADVERSES ET QUELQUES-UNS INDIFFÉRENTS.

Le troisième jour de ce signe s’appelle ei atl. On le disait indifférent à la bonne et à la mauvaise fortune. Quelqu’un qui naissait ce jourlà deviendrait riche et prospère; il arriverait à avoir un grand bien gagné par son travail. Mais il le perdrait bientôt. Tout se fondrait comme de l’eau et s’en irait comme les débris que la rivière emporte. Après cela, il ne réussirait plus à rien, il n’aurait ni repos ni contentement; tout périrait entre ses mains et son travail n’arriverait à aucun résultat.

Le quatrième jour de ce signe s’appelle naui itzcuintli. On disait que quiconque naissait ce jour-Ià devait être heureux et riche. Il aurait le boire et le manger assurés lors même qu’il ne consacrerait pas une seule journée au travail, sans savoir d’où lui viendrait sa subsistance. Partout où il irait, il trouverait la joie et il gagnerait toujours quelque chose pour le soutien de ses enfants. 11 aurait beau être négligent, il verrait toujours l’aliment venir à lui, sans savoir d’où ni de quelle manière.

Avec peu de travail, le résultat serait toujours suffisant pour s’entretenir. On disait aussi que, lorsque celui qui naissait sous ce signe s’abandonnerait à l’élève des petits chiens, ils se multiplieraient autant qu’il en aurait le désir. 11 en aurait pour sa consommation personnelle et pour bâtir fortune, car c’était un commerce en usage. On disait, du reste, que le propriétaire et les chiens appartenaient au même signe. A peine avait-il fait sa vente que d’autres venaient au monde, et, de la sorte, il avait des moyens de posséder des étoffes, appelées

Page 1