Liqueur piquante, forte, fraîchement extraite du maguey
IIISTOIRI: DES CHOSES
quachtll, et de devenir riche à force de vendre; car, nous l’avons dit, c’était autrefois la coutume de les manger et d’en faire le commerce au marché. Ceux qui les élevaient en amenaient un grand nombre à la vente et les acheteurs choisissaient à leur aise le meilleur, soit de poil court, soit de poil allongé. Lorsque ces chiens étaient réunis au marché, les uns aboyaient', les autres étaient haletants. On leur attachait le museau afin qu’ils ne pussent pas mordre. Pour les tuer, on faisait un trou dans la terre et l’on y enfonçait la tète de l’animal jusqu’à ce qu’il fût étouffé. Celui qui le vendait lui mettait un fil de coton autour du cou et le flattait en lui passant doucement la main sur le dos et disant : « Attends-moi là-bas, parce que tu auras à me faire traverser les sept fleuves de l’enfer. » Les voleurs s’emparaient quelquefois de ces chiens au moyen de lacets et les tuaient.
Le cinquième jour de ce signe s’appelle macuiloçomatli''. On disait que celui qui naissait ce jour-là était enclin aux plaisirs, aux réjouissances et aux farces; on lui attribuait des bons mots et des bouffonneries, et on prétendait qu’on ne pourrait, sans rire de joie, l’entendre lancer ses traits d’esprit et ses gracieusetés improvisées. Ces dons étaient, dit-on, le résultat du jour où il était né.
Le sixième jour de ce signe s’appelait chiquacem malinalli. On le disait malheureux et que ceux qui y naissaient vivaient dans la peine et la pauvreté. Leurs fils mouraient et ils ne réussissaient à en élever aucun. Ils arrivaient du reste à un tel degré de bassesse qu’ils se vendaient eux-mêmes comme esclaves.
Le septième jour de ce signe s’appelle chicóme acatl. On le disait fortuné. Ceux qui y naissaient étaient destinés à être riches. N’importe quelle entreprise ils feraient, elle devrait arriver à un résultat prospère.
Le huitième jour s’appelle chicuei ocelotl.
Le neVLYibme, chiconaui quauhtli ; le dixième, matlactli cozcaquauhlli ; le Q>m\hm.e, matlactli oce ollin, et le douzième, matlactli omome tecpatl; tous ces jours-là étaient, dit-on, malheureux. Ceux qui y naissaient ne pouvaient aspirer à aucune bonne fortune.
Le treizième jour de ce signe s’appelait matlactli omei quiauitl. On le disait fortuné, parce que c’était le dernier jour du signe. On prétendait que tous ceux qui y naissaient, hommes ou femmes, seraient riches, bien pourvus du nécessaire et gratifiés d’une longue vie. Leur vieillesse serait la conséquence de ce qu’ils étaient nés le dernier jour du signe.
1 . Saliaguti dit bien ; Unos hidraban, ce qui ne veut pas dire autre chose qu’aboyer. Si cela c;t exact, il ne serait pas vrai que tous les animaux qu’on a appelés chiens du Mexique lussent absolument muets.