‹ Histoire générale des choses de la nouvelle-EspagneChapitre 208 sur 704 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

DES AUTRES JOURS DE CE SIGNE, DONT QUELQUES-UNS ÉTAIENT INDIFFÉRENTS ET LES AUTRES TOUS MAUVAIS.

Le cpialrième jour de ce signe s’appelait nauhecall. On le disait indilférenl en bien et en maJ. C’était pendant sa durée que l’on tuail, durant la nuit, ceux qui étaient coupables d’adultère, et on allait les jeter à l’eau aussitôt que le jour était venu. On tuait aussi les captifs pour la vie du roi et pour qu’il vécût un grand nombre d’années, ainsi que cela a été déjà dit au jour de ce (/laauùû C’est aussi ce jourlà que les nécromanciens faisaient leurs maléfices et leurs enchantements. Aussi était-on dans l’habitude de se méfier du jour de nauhecall, et l’on prenait soin de placer des cardons aux fenêtres, dans la croyance que cela suffisait à faire fuir les sorciers.

Les marchands riches, appelés acxoleca \ honoraient le signe de ce jour, et c’était pour cela qu’ils mettaient en évidence toutes les belles choses qu’ils avaient dans leurs maisons, comme pierres précieuses, riches joyaux, plumages de couleurs variées, peaux d’animaux travaillées, marchandises de cacao, couvercles en écaille pour lecomuLes, tous les bijoux enfin qu’ils possédaient, lis jilaçaient ces objets en ordre sur une étoffe riche dans la cour du calpuko; ils brûlaient en même

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