I. Pluriel d3 acxolecatl
temps de l’encens et ils offraient du sang de cailles. Ils disaient que c’était en l’honneur de ce signe qu’ils étalaient ces belles choses, comme s’ils les avaient exposées au soleil pour les réchauffer. Après avoir fait leurs dévotions, tous les marchands et invités commençaient à prendre part au banquet. Chacun recevait des fleurs et des roseaux à fumer; bientôt la fumée formait autour d’eux comme un brouillard. La nuit étant venue, les marchands, les vieillards et les vieilles femmes s’enivraient. Alors, chacun se vantait de son gain, des pays qu’il avait parcourus, des recoins éloignés oüil était arrivé, des lieux qu’il avait explorés et des périls qu’il avait courus en pays ennemi. C’était avec ces histoires qu’ils faisaient honte à ceux qui n’avaient pas été dans de lointains pays, tes accusant de s’être tenus auprès du foyer et de ne connaître d’autre marché que celui qui touche à leur maison. Ils passaient toute la nuit à parler ainsi et à vociférer à l’encontre les uns des autres, se dédaignant mutuellement, sans que chacun oubliât de se louer soi-même.