‹ Histoire générale des choses de la nouvelle-EspagneChapitre 239 sur 704 · CHAPITRE XXXVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXVIII

DU SIGNE VINGTIÈME ET DEUNIER, APPELÉ CC tOClUli.

Le signe vingtième s’appelle ce tochtli et il est le dernier de tous. On disait qu’il était bien fortuné et que ceux qui y naissaient étaient prospères, riches et abondamment pourvus de subsistances. Ils le devaient à ce qu’ils avaient l’habitude d’être travailleurs, très économes, avares du temps, pensant à l’avenir et grands thésauriseurs pour leurs enfants. Ils mettaient un grand soin à conserver leur honneur et leurs biens. Si c’était un laboureur qui naissait dans ce signe,

IlISTOIRK DES CHOSES DE LA NOUVEEJ.E-ESPAGNE.

il employait l)eancoup de zèle à culliver la terre, à semer toutes les espèces de graines et à prendre soin de les arroser. .Aussi récoltait-il en abondance toutes sortes de légumes ; il remplissait sa maison de toutes les variétés de maïs, dont les épis pendaient partout des solives, placés en enüladcs ou liés en faisceaux. Il saVait tout mettre à profit : feuilles de maïs, tiges de cette plante, enveloppes de l’épi l'I tonies sortes de déchets. C’élait ainsi qu’à force de travail et de zèle ¡1 devenait riche.

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