‹ Histoire générale des choses de la nouvelle-EspagneChapitre 252 sur 704 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

DU MAUVAIS AUGURE QU’lLS TIRAIENT DU CRI DU HIBOU.

Quand ils entendaient chanter le hibou, les indigènes de la Nouvelle- Espagne en tiraient un mauvais augure, soit que cet oiseau se trouvât sur leur maison, soit qu’il perchât sur un arbre voisin. Ils étaient aussitôt pris de frayeur, persuadés qu’une maladie ou la mort même allait les atteindre, que le terme de la vie était arrivé pour un ou pour tous les membres de la famille; que quelqu’un de leurs esclaves s’enfuirait, ou même que tout le monde courait le risque de périr dans leur maison qui resterait déserte et deviendrait un fumier ou le dépôt des ordures humaines, de manière à ce qu’on dît de la maison et de la famille ; « C’est en ce lieu que vécut une personne honorée de l’estime, de la vénération et de l’attention de tous ; maintenant il ne reste plus que des murailles sans aucun souvenir de celui qui en fut l’habitant. » En pareille occurrence, celui qui entendait le cri du hibou allait trouver à l’instant un augure, pour qu’il lui dît ce qu’il y avait à faire.

HISTOIRE DES CHOSES

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