‹ Histoire générale des choses de la nouvelle-EspagneChapitre 311 sur 704 · Voyez la note de la page · texte numérisé non relu

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je lerai Ions mes elTorls et que je remplirai Ions les devoirs de ma profession? Peut-ôlre que, présumant de moi-même, je ferai tout de travers, tournant l’enfant de côlé ou perçant avant le temps la bourse dont il est enveloppé. Malheureuse queje suis I Cela ne sera-t-il pas l’occasion de ma mort? Mais, enfin, ô mes enfants, señores et señoras, mes précieux petits fils ! Il se peut que votre résolution ne vienne pas de vous-mêmes, mais de Notrc-Seigneur Dieu qui a entendu vos pleurs. Et s’il en est ainsi, ai complissons maintenant sa volonté ; qu’il soit fait selon votre désir ; mettons la main à l’œuvre et agissons pour le service de l’enfant que Dieu nous a envoyé et donné, pour en faire présent, comme venant de sa grâce, à cette jeune petite femme qui est notre meilleure joie. Que dirons-nous de plus ? Nous ne pouvons certes pas assurer que nous tenons la faveur au complet, mais que Notre-Seigneur se prépare à nous la concéder ; car nous parlons d’une chose obscure encore comme l’enfer. Que pourrions-nous donc ajouter décidément? Espérons en celui par lequel nous vivons et attendons ce que l’avenir nous prépare et qui a été déterminé dans le ciel et en enfer avant le commencement du monde. Nous verrons bien ce qui a été résolu sur nous tous, et si le sort qui nous a été réservé sera prospère comme la lumière de l’aurore lorsque Notre-Seigneur fait lever le jour. Peut-être verrons-nous le visage de cette petite créalure, précieuse comme une plume riche, que Notre-Seigneur veut nous donner. Peut-être auconiraire périra-t-elle dans le petit état oii elle esl maintenant ou bien à l’âge le plus tondre. Peut-être encore, par malheur, mon ex([uise fille bien-aimée mourra-t-elle avec l’enfant qu’elle a dans son sein. Mais je crois que Je vous fatigue, señores et señoras, et queje vous fais mal à la tête et à l’estomac avec mes longueurs. O señores, señoras et mes enfants, commençons à faire ce que désire Notre-Seigneur qui est en tous lieux : qu’on chauffe le bain qui est la case fleurie de notre Dieu ; que ma fille y entre comme dans le sein de notre mère YoalticitU

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