DU SEPTIÈME LIVRE DE CETTE HISTOIRE
A quel point les gentils et nos ancêtres les Grecs et les Latins furent dans l’erreur au sujet des choses créées, cela ressort clairement de leurs propres écrits qui ont mis au jour leurs fables ridicules relativement au soleil, à la lune, à quelques étoiles, à l’eau, au feu, à la terre, à Tair et aux autres objets de la création. Le pire de tout, c’est qu’ils leur atlribuèrent la divinité, les adorèrent, leur firent des offrandes et des sacrifices et les révérèrent comme des dieux. Cela provient en partie de l’aveuglement dans lequel nous sommes tous tombés à la suite du péché originel, et, sans nul doute aussi, de la méchanceté et de la vieille haine de notre ennemi Satan, qui s’ingénie toujours à nous entraîner à des choses viles, ridicules et coupables. Mais, si cela est arrivé comme nous le savons parmi des gens d’une telle culture d’esprit, personne n’a lieu d’être surpris de voir de semblables choses parmi les pauvres habitants de ce pays, si grossiers et si faciles à tromper. C’est pour qu’ils soient tirés de leur aveuglement par les prédicateurs et .les confesseurs que nous décrirons dans le présent livre quelques fables frivoles et sans valeur que leurs aïeux leur ont transmises sur le soleil, la lune, les étoiles, les éléments et les corps composés. Nous placerons à la fin du livre leur manière de compter les années et de calculer le jubilé qui avait lieu tous les cinquante-deux ans. 11 est fait mention, en même temps, des remarquables cérémonies qui étaient faites en cette occasion.