‹ Histoire générale des choses de la nouvelle-EspagneChapitre 332 sur 704 · AVIS AU LECTEUR · texte numérisé non relu

AVIS AU LECTEUR

Le lecteur aura grandement raison d’éprouver de l’ennui à la lecture de ce septième livre, si surtout il comprend la langue indienne en même temps que l’espagnole. Le style du texte en cette dernière langue n’est pas moins défectueux que la manière dont le sujet se trouve traité. Cela provient de ce que les indigènes eux-mêmes racontèrent les choses, en langage fort ordinaire, avec la simplicité (|u’ils mettaient à les comprendre. C’est dans ce même style et avec celle même entente des choses que ce livre a été traduit en espagnol, sans autre prétention que de connaître et d’écrire ce que les gens de ce pays possédaient en fait d’astrologie et de philosophie naturelle — et c’était en réalité fort superficiel. — 11 y a surtout une particularité qui causera un certain dégoût à celui qui s’en apercevra, c’est qu’une même chose se trouve dite en nahuall en plusieurs termes synonymes et qu’une même pensée s’exprime de diiïérentes façons. Cela a été fait à dessein, afin d’en prendre occasion de dire tous les mots qui s’appliquent à chaque chose et toutes les variantes dans la manière d’exprimer une pensée. Ce procédé a été suivi non-seulement dans ce livre, mais dans tout le reste de l’ouvrage. Vale.

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