DU VENT
Les Mexicains attribuaient le vent à Quetzalcoatl, qui devenait ainsi le dieu des vents. 11 souffle des quatre points cardinaux sous l’influence de cette divinité, d’après ce qu’on affirme. 11 vient d’abord du côté de l’orient, où les croyances des Mexicains placent le paradis terrestre appellé Tlalocan. Ce vent qu’on nomme tlalocayotl ne souffle pas avec furie. Quand il règne, il n’empêche pas les embarcations de voguer sur les eaux. Le second vent souffle du nord, où ces indigènes placent l’enfer. Aussi l’appellent-ils mictlampa ehecatl, c’està-dire vent qui vient de l’enfer. 11 est furieux et, par cela même, fort redouté. Lorsqu’il souffle, les embarcations ne peuvent pas naviguer; celles qui sont surprises filent chercher un refuge le plus vite qu’elles peuvent, car sans cela elles seraient souvent en danger. Le troisième vent vient de l’occident, où les Mexicains placent l’habitation des déesses Ciuapqnltin. On l’appelait ciuatlampa ehecatl ou ciuatecayotl, ce qui veut dire : vent qui souffle du lieu où habitent les femmes. Ce vent n’est pas furieux, mais il est froid et il fait greloter. On navigue sûrement quand il règne. Le quatrième vent souffle du sud. On l’appelle uitzllampa ehecatl, ce qui veut dire: vent qui souffle du point où s’en furent les déesses Uitznaua. Ce vent souffle très fort dans ce pays et il est dangereux pour la navigation. Sa fureur est telle que quelquefois il arrache des arbres, fait écrouler des murailles, et il forme de grandes vagues sur la mer. 11 porte à la cime des flots ou plonge dans les abîmes les embarcations qu’il rencontre. Il est aussi furieux que le vent du nord.
Les Mexicains appliquent plusieurs noms à l’éclair ou à la foudre, qu’ils attribuent aux dieux Tlaloque ou Tlamacazque. On disait que c’étaient eux qui fabriquaient les éclairs et le tonnerre, dont ils frappaient qui ils voulaient.