DE LA MANIÈRE DONT LES MARCHANDS FAISAIENT LEURS BANQUETS
Lorsque quelque marchand arrivait à la fortune et se tenait pour riche, il donnait une fête ou un banquet à tous les marchands de
I. De xoroll, Iruit, et norhili, tuna, avec co, dans, suffixede noms de lieu.
HISTOIRE DES CHOSES
haute catégorie et aux seigneurs, parce qu’il aurait considéré comme une bassesse de mourir sans faire une splendide dépense qui pût rehausser le lustre de sa personne en faisant montre de la faveur des dieux qui lui avaient tout donné, et qui procurât de la satisfaction à ses parents et amis et surtout aux chefs de la corporation des marchands. Dans ce dessein, il se mettait en mesure d’acheter tout ce qui devait être dépensé dans la fête qu’il se proposait de faire. Après avoir réuni le necessaire, il donnait la nouvelle de ce banquet à ses parents et à tous ceux qui devaient y concourir de leurs personnes, ainsi ({u’aux chanteurs et aux danseurs de Vareijlo. 11 s’enquérait ensuite du signe du jour le plus prospère pour réaliser son dessein. Anciennement, ceux qui donnaient une fête s’y préparaient de la manière qui a été dite dans les précédents livres, ayant soin de choisir les personnes nécessaires pour distribuer les fleurs, servir le dîner, présenter les boissons et les roseaux à fumer, recevoir et placer les invités de la manière qui a déjà été décrite. On signalait aux serviteurs le genre d’offices qu’ils devaient remplir dans le service, désignant pour chefs les plus discrets et les plus adroits pour que le cérémonial eût lieu sans qu’il fût fait aucune infraction à l’étiquette dont ils faisaient usage et que nous avons décrite plus haut.