De cococ, malade, et xiuül, plante, herbe
3. C’est-à-dire: roseaux [acatl) qui sont encore jeunes, qui poussent {xiloli).
4. De tecomatl, vase, tasse, et xochill, fleur. On donne à la fleur de celte plante le même nom.
5. Veratrum album, qui empoisonne les rats; de là son nom, quimichpatli; ûe palli, poison, et quimichin, rat, souris.
6. Eupatorium sessilifolium; la racine fournit un acide dit riolozique, du nom de son auteur, M. Rio de la Loza. Drastique ; réactif très sensible pour éprouver les alcalis.
boii’e à l’enfant et il ne sera pas mauvais que sa nourrice la boive également. Il est bien entendu que les grandes personnes prendront ces boissons et se frotteront comme c’est convenu. En outre, on boira de l’eau bouillie avec des piments qu’on appelle chilpoçonulli. Qu’on ne mange que des viandes rôties ou des tortillas grillées ; qu’on se préserve des choses réfrigérantes, qu’on boive la décoction de la plante appelée c/n’piiZi, celle du coatli, ou un peu de vin. Qu’on se prive de cacao, de fruits et du puJpe ]a.mie aoctli; qu’on se préserve de l’air et du froid; qu’on s’enveloppe bien et qu’on prenne des bains.
§ 3. — Des maladies des seins, du côté et du dos.
Pour la douleur de poitrine, il sera bon de prendre les racines susnommées, les moudre, les faire cuire et en boire la décoction tiède deux ou trois fois, ou bien il conviendra de boire l’eau d'ezpatli ', qui est un composé de plusieurs plantes. On les fait bien bouillir avec de la graine de calebasse et du piment. Le malade placera tard son principal repas. Les courriers et les messagers, qui marchent très vite, boivent cette eau-là en route pour empêcher que leur poitrine s’ouvre.
Les femmes qui ont peu de lait devront boire deux ou trois fois, en sortant du bain, la décoction de la racine appelée tacanalquiltic, après s’être lavé les seins avec du tequixquitl. Le premier lait qui sortira après ce pansement purgera un peu l’enfant. Afin de le purger tout à fait, il sera bon de lui donner deux ou trois gouttes de cette eau, au moyen d’un peu de coton qu’on y aura imbibé. Que la nourrice ne mange pas d’avocats, qu’elle boive de l’eau de calebasse bouillie ou d’une plante appelée cuetlaxochitl, et qu’elle mange, rôties, des verges de petits chiens ou Vizcauitli
Pour le gonllement des seins, il faudra pulvériser la plante appelée ixiayaual, mêlée avec celle qu’on appelle eloquiltic et l’appliquer sur le gonflement. Il en résultera que le mal mûrira et se résoudra. Si le remède ne produisait point de résultat, on fera une incision et on appliquera les plantes susnommées. Si la pourriture s’empare de la plaie produite par l’incision, on y appliquera un emplâtre fait avec lesdites plantes auxquelles on ajoutera de la poudre de chichicaquilitl et de Vocotzotl. Le malade boira en même temps une décoction de la plante appelée tetetzmilic.
Lorsqu’on aura des douleurs sur la poitrine, sur le dos, sur les côtes, ou des courbatures par tout le corps, on pulvérisera les plantes et les racines dont il a été fait mention, on les mêlera avec de la suie et de X'axin et l’on s’en frottera tout le corps, après s’être lavé d’abord avec l’eau de l’absinthe du pays. Si on est atteint de démangeaisons, on prendra quelques bains et on boira ensuite la décoction des plantes qu’on vient de dire. De cette façon, le mal sera expulsé par la vertu du tlalquequetzal et du toîialxiuül.
Les niguas qui viennent sur le dos et aux pieds et qu’on appelle qualocalP