Sorte de ver qui se lient dans la vase ou dans l’eau
3. Pulcx indiens, chique ou ciron [qui s’insinue entre cuir et chair, où il forme une petite bourse et d’où il faut l’extraire avec précaution.
HISTOIRE DES CHOSES
en langue mexicaine, doivent se traiter sans faire usage de vin et sans qu’on se lave. Quelques personnes se traitent par la plante appelée toloa exposée au soleil, pulvérisée et appliquée sur la tumeur. Si, par ce moyen, celle-ci se ramollit, on y appliquera les poudres de la racine appelée iztacpatli. Si cela ne guérissait pas par ce moyen, il faudrait faire une double incision en croix et extraire les petits vers qui sont comme des cirons. On placera ensuite sur la plaie les plantes susdites pulvérisées et mêlées avec de la suie et de la chaux. On appliquera surtout un emplâtre à’ocotzoll. Quelques personnes traitent ce mal au moyen de la feuille de maguey, prenant soin d’en arranger un morceau en forme d’emplâtre pour l’appliquer sur la tumeur après l’avoir ouverte, de manière à mettre le remède en contact avec l’intérieur. Il faut prendre un peu A'oxül et l’appliquer sur l’ouverture, de façon qu’en y mettant le feu on cautérise la tumeur. Cela étant fait, on posera un emplâtre à'ocotzotl mêlé avec la plante appelée yiauhtli. Le malade ne mangera que des tortillas et des œufs, se privant de chilli, de viande, d'atoUi chaud, de boisson de cacao et de vin. Il ne boira que de l’eau froide et une décoction de gayac.
Les fractures de l’épine, des côtes, des pieds ou de n’importe quel autre os doivent se traiter en tirant dessus pour les mettre en place. Après cela, on appliquera sur la fracture la racine moulue appelée çaçalic; on posera quelques tablettes et on les liera avec soin pour que cela ne se dérange plus. Si l’enflure survenait autour de la fracture, il faudrait faire des incisions et appliquer la racine appelée çaralic mêlée avec celle qu’on nomme tcrnemetlatl ^ . On se lavera le corps avec la décoction de cette dernière plante; on boira du vin et on prendra quelques bains. S’il survient des démangeaisons, on se frottera avec la plante appelée xipctzmh'‘, mêlée avec la racine d'izlac çaçalic. Si la guérison ne se confirmait pas, il faudrait racler et trépaner l’os au-dessus de la fracture. On prendra alors une tige d'ocotl bien pourvue de résine, on l’enfoncera dans le trou de la moelle de l’os pour le tenir en place, on liera avec soin et on fermera l’incision avec \e palli susmentionné.
Les gonflements qui proviennent des os luxés se traiteront avec la poudre de certains épis de maïs qui viennent gros, tachetés ou fauves, qu’on appelle tzalzapalli, xochicintli, quappachcinlli'^, qu’on fait torréfier avant de les moudre. On appliquera celte poudre sur le gonflement et on le pressera avec la main.
Pour ce qui estdes personnes qui toussent continuellement et expulsent beaucoup de flegmes et de matière sanguinolente compacte, il faudra boire une décoction de la plante appelée teoiiaxin mêlée avec du piment et du sel et bien bouillie. Qu’on boive aussi une certaine racine appelée iztac chichicquauitl qu’on aura d’abord fait cuire dans du pulque. Quand on en fera usage, il ne faudra pas boire immédiatement après, ni manger du fruit ou autres choses réfrigérantes, mais on pourra prendre un peu de pulque. On tirera profit également d’une boisson faite avec le bois nommé chichiualquauill ' , mêlée avec de l’eau et exposée au so-