‹ Histoire générale des choses de la nouvelle-EspagneChapitre 516 sur 704 · De eloll, tige de maïs verte, et totoll, oiseau · texte numérisé non relu

De eloll, tige de maïs verte, et totoll, oiseau

5. De toztli, oiseau au plumage jaune, et nene, poupée; ce perroquet est très petit et très babillard; tandis que le perroquet dit alo est de grande taille.

r>E LA NOUVELLE-ESPAGNE. 693

cuetzalin *, ce qui veut dire flammes de feu. Celles qui recouvrent les tuyaux des ailes et de la queue sont d’un bleu mêlé de rouge.

Il y a une autre espèce qu’on appelle coc/io®. Ce perroquet ressemble à celui qu’on appelle toznene. Il a le bec jaune et recourbé; la tête rouge, le corps, en général, de couleur brune, les coudes et tout l’extérieur des ailes d’un rouge foncé mêlé de jaune. Les petites plumes qui se rapprochent de la peau et qu’on appelle xolotl sont de cette dernière couleur, et il en est de même du duvet qui pousse près de la queue et des ailes. Cet oiseau chante, jabote, parle n’importe quelle langue qu’on lui enseigne, contrefait les autres animaux, répète ce qu’on lui dit et entonne ce qu’on lui a chanté. Il est d’une grande docilité.

Il y a une autre espèce de perroquet qu’on appelle quiliton^. Celui-ci est petit. Il a la tête rouge, le corps vert et le dessus des ailes rougeâtre. Il mange du maïs et des haricots, et il apprend à dire ce qu’on lui enseigne.

Il y a un autre perroquet que l’on appelle tlalacuezalli et qui habite les montagnes. Il a le bec jaune et recourbé. Sa tête est rouge, les coudes de ses ailes d’un brun rougeâtre, le poitrail jaune, les ailes, la queue et le dos de couleur verte.

Il y a dans ce pays des oiseaux extrêmement petits qu’on prendrait volontiers pour de grosses mouches. Il en existe une très grande variété. Ils ont le bec petit, noir et mince comme une aiguille. Ils font leurs nids sur des arbustes. Ils y pondent leurs œufs et les couvent jusqu’à l’éclosion de leurs petits. Ils ne pondent pas plus de deux œufs. Ils se nourrissent de la rosée des fleurs comme l’abeille. Ils sont très légers et volent comme la flèche. Leur couleur est brune, et ils muent tous les ans. Pendant l’hiver, ces oiseaux pendent leurs corps par le bec à la branche d’un arbre. On dirait qu’ils y sèchent en perdant leurs plumes. Mais, lorsque l’arbre reverdit, ils se reprennent à vivre et leur plumage renaît. C’est lorsque le tonnerre commence à se faire entendre qu’ils se réveillent, ressuscitent et prennent leur vol. Ils sont un remède contre les bubas. Celui qui en mange est à l’abri de cette maladie, mais il devient stérile.

Il y a une espèce de ces petits oiseaux qu’on appelle quetzaluitzitzilin Ceux-ci ont la gorge très rouge, les ailerons de couleur vermeille, le poitrail vert ainsi que les ailes et la queue, qui ressemblent aux fins quetzalli. D’autres oiseaux de cette espèce sont absolument bleus, mais d’un bleu clair très fin, comparable à la plus brillante turquoise. Il en est aussi qui sont d’un vert tendre comme l’herbe; d’autres affectent une couleur brune mêlée de gris et de rouge. Quelques-uns brillent d’un éclat de feu. On en voit qui sont d’un jaune fauve. D’autres sont de forme allongée avec une couleur cendrée ou noire. Les cendrés ont une raie noire autour des yeux; chez les noirs cette raie est blanche.

Il y en a qui ont la gorge rouge rayonnant comme une braise, de même que la couronne qu’ils portent sur la tête. Ils sont cendrés sur tout le reste

1. Le mot ordinaire signifiant flamme de feu est tlecueçalloH.

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