De tlapalli, couleur rouge, et totoll^ oiseau
5. Quachickill, de cjuail ou quaül , tête, et chichülic, rouge. — Hochlototl, de no-
chlli, nopal, et toíoíí, oiseau. - - "
des plantes et de cliian. Ces oiseaux ne s’appareillent qu’une fois. Lorsque l’un d’eux meurt, l’autre erre en pleurant toujours solitaire et chantant coco, coco. On dit que leur chair est un préservatif de la tristesse. On la donne à manger aux femmes jalouses et même aux hommes, pour qu’ils oublient leur jalousie.
§ 6. — Des cailles.
Il y a des cailles dans ce pays, qu’on appelle colin ou çoli. Elles sont de la taille de celles de Castille et meilleures à manger, parce qu’elles ont la poitrine comme la perdrix. Leur bec pointu est d’un gris verdâtre. La couleur en général est celle de la caille d’Espagne. Cet oiseau court beaucoup. Il pond un grand nombre d’œufs et fait éclore chaque fois de trente à quarante poussins. Il se nourrit de maïs et de chian. Le mâle porte le nom de tecuçolin '. Il a beaucoup de chair au poitrail qui est recouvert de plumes fauves teintées. Il porte une huppe sur la tête. La femelle est appelée ouaton^. Elle est plus petite que le mâle. Le nid de ces oiseaux est très étroit ; l’un d’eux seulement peut y tenir. Quelquefois cependant ils le font plus large, de façon à les contenir tous deux. Ils s’y mettent alors à couver ensemble, tandis que, lorsqu’il est étroit, le mâle et la femelle couvent alternativement. On peut élever ces petits oiseaux en cage. A la campagne ils ont l’habitude d’aller par bandes. Quand on les disperse, ils se réunissent de nouveau après s’être appelés les uns les autres. Les chasseurs après les avoir fait lever dans un endroit y tendent aussitôt leurs filets. Un de ces oiseaux qui s’y trouve caché se met à chanter aussitôt que le chasseur s’éloigne -, à cet appel les autres reviennent, tombent dans le filet et y sont pris. Lorsqu’un chasseur découvre une troupe de petits qui ne vole pas encore, la mère qui ne les abandonne jamais se met à voltiger autour de celui qui les a découverts. Elle fait semblant de ne pas savoir s’en aller et elle s’approche du chasseur pour l’amuser et le distraire, afin qu’il ne songe pas à prendre ses petits et que ceux-ci aient le temps de se cacher. Qaund elle voit qu’ils y ont réussi, elle s’éloigne et peu de temps après elle siffle pour que les poussins se dirigent vers le point où elle a mis pied à terre. C’est une véritable astuce, et l’on dit que les perdrix d’Espagne en font usage également.
§ 7. — Des étourneaux, geais, pies, et palombes.
Il y a un oiseau appelé tzanatl. Il est noir; son bec est recourbé et il est de la taille d’un étourneau. Sa chair n’est pas bonne à manger.
Il y en a un autre qu’on appelle teotzanatl. Il a le bec long, dur et pointu ; la queue longue en ciseaux. Il chante bien et haut. La femelle n’est pas très noire , tandis que le mâle est d’un noir très fin, en même temps qu’il est plus gros. On l’appelle teotzanatl pour dire oiseau rare ou tzanatl précieux. Il n’est point originaire de cette partie du pays. Il n’y a pas longtemps qu’il apparut îi Mexico pour la première fois. Ce fut sous le règne à'Auitzotl que ces oiseaux