‹ Histoire générale des choses de la nouvelle-EspagneChapitre 552 sur 704 · De llilli, noir, et papalotl, papillon · texte numérisé non relu

De llilli, noir, et papalotl, papillon

3. De acall, roseau, flèche, et chapolin ou chapulín, sauterelle.

mange aussi et qui sont tachetées comme la caille. Il en est enfin qui chantent continuellement en faisant chi, chi, chi. Elles vivent au milieu des foins et elles sont bonnes à manger.

On appelle capulocuilin^ les chenilles qui se tiennent sur les cerisiers ou autres arbres. Elles font leurs cocons sur les arbres, en mangent les feuilles et se transforment en papillons ; on ne les mange pas.

Il est d’autres chenilles qui se tiennent également sur les arbres. Quelques-unes sont noires ; d’autres sont rouges et très velues. Leurs poils piquent et font souffrir comme la piqûre du scorpion. Elles se transforment aussi en papillons.

Il y en a qui vivent sur les magueys. Elles sont grandes et velues.

§ 13. — De différentes espèces de vers.

Il y a des vers qu’on appelle mesureurs parce que, quand ils marchent, ils ont l’air de mesurer par empan. Aussi les nomme-t-on íeíaíamac/iút/u/we -. Ils ne font ni bien ni mal.

Il en est d’autres qu’on appelle meocuilin c’est-à-dire vers de maguey. Ils sont très blancs. Ils vivent sur cette plante dans laquelle ils pénètrent au moyen d’un trou qu’ils y pratiquent. Ils y mangent et ils lâchent leurs excréments par le trou qui leur a servi d’entrée. Ils sont très bons à manger.

Il y en a d’autres qui procréent sur les racines des magueys. Ils sont très rouges et ils ne sont ni bons ni mauvais.

Il en est d’autres qui sont blancs et vivent aussi sur les mêmes racines ; ils ne sont non plus ni bons ni mauvais.

Il existe d’autres vers qui sont blancs et qui vivent dans les excréments. Us ne sont ni bons ni mauvais.

Il y a des vers qui vivent dans le corps humain. Ceux qui les ont démontrent leur présence par un visage souffreteux, jaune et plein de taches.

On appelle tsoncoatl * les vers intestinaux que l’on rend par les selles.

11 en est d’autres qui procréent dans la chian verte. Ils sont gros et vert blanchâtre. Ils acquièrent la longueur d’un empan. Us portent des cornes à la tète , ils ne sont .ni bons ni mauvais, mais leur aspect paraît effrayer ceux qui le.s voient.

U y a des vers qui procréent sous le sol. Ils sont de la longueur et de la grosseur du doigt. En temps de sécheresse, ils rongent les racines du maïs et le font sécher. Us ont des pieds, mais ils ne s’en servent pas, car ils marchent sur le dos. C’est pour cela qu’on dit proverbialement de ceux qui font les choses au rebours que ce sont des nextecuilin-^, car tel est le nom qu’on donne à ce ver.

Il en est d’autres qu’on appelle les vers de maïs. Us procréent dans les épis verts de cette plante qu’ils rongent et détruisent. Il sont bons à manger.

Page 1