De tzontecomatl, tète, et nanacatl, champignon
la particularité de produire plusieurs individus sur un seul pied, les uns hauts et les autres plus bas.
11 y a d’autres cèpes larges et ronds comme une assiette. Tous ceux que nous venons de dire sont comestibles, mais ils ont besoin d’être bien cuits. Il y en a d’autres qui sont blancs et ronds et qui cuisent facilement. On les grille aussi sur un comal; ils ont très bon goût. D’autres encore sont ronds et aplatis sur un pied long et mince. Ils cuisent très vite et sont très bons. Ils poussent dans les lieux solitaires quand commencent les pluies. Il en est encore d’autres qui sont bons à manger, bouillis et grillés.
Il y a une racine appelée cimatl. La plante qui la produit s’appelle de même ou quauecoc. Elle donne une fève semblable à un gros haricot. C’en est un, en effet, à l’état sauvage. Elle pousse des tiges longues et rampantes sur la terre. Sa racine mangée crue ou mal cuite fait vomir, cause la diarrhée et tue. Son remède, c’est l’onguent jaune appelé axin appliqué en lavement. Pour manger ses racines, il est nécessaire de les faire cuire pendant deux jours consécutifs.
Il y a une plante appelée amolli qui a les feuilles comme les petits souchets et la tige blanche. Sa racine fait l’office de savon pour blanchir le linge. Les petites radicelles servent à laver la tête. On les emploie aussi comme appât pour priver les poissons de sentiment. Les personnes qui font usage de cette racine en meurent, et quelquefois, au contraire, y puisent du soulagement. Lorsque quelqu’un a avalé une sangsue, cette plante bue en décoction fait mourir l’animal.
11 y a une racine qu’on appelle tecpatli. Elle s’attache comme de la glu et elle a aussi la propriété de saponifier comme la racine du savon. Elle est un remède contre les fractures des os et on l’emploie comme de la glu pour prendre les oiseaux, en ayant soin d’en envelopper des pailles que l'on place dans les endroits où ceux-ci ont l’habitude d’aller boire ou manger. On appelle aussi cette matière tlaçalolli ‘ parce qu’elle est glutineuse. On lui donne aussi le nom de lecpaoloW^. Une autre plante appelée yamoili produit de petites pommes noires très amères qui sont un remède contre les pellicules de la tête.
§ 3. — Des herbes qu'on fait cuire comme comestibles.
L’une des herbes qu’on mange bouillies s’appelle uauhquilitl^. C’est une blette très verte qui a les rameaux minces et longs et les feuilles larges. La tige et la graine portent le nom de uauhtli. Cette plante se mange bouillie. Elle a le goût de la sarriette. On en exprime l’eau après l’avoir fait cuire. On en fait des tamales auxquels on donne le nom de quiltamalli. On la mêle aussi aux tortillas. Elle est très répandue et son usage est considérable, comme la sarriette d’Espagne.
Une autre herbe se 'mange aussi bouillie. On l’appelle quiltomilli. Elle a les feuilles larges quand elle n’a pas acquis toute sa croissance. On la mange. Devenue grande on l’appelle petzicatl. On la fait cuire avec du tequixquitl
1. Du verbe çaloa, coller, cimenter. Bustamente porte tlaeolli et Kingsborough tlaoalli.