Asplénium
HISTOIRE DES CHOSES
connaître leur nom en langue indienne. Aussi omettra-t-on le nom qui leur correspond en langue espagnole.
§ 9. — Des plantes sauvages.
Il y a une fleur sauvage très odorante qu’on nomme omixochill. On en connaît deux espèces : l’une blanche et l’autre rouge. Une autre qu’on nomme tlalizquixochitl ; elle pousse sur une plante rampante et elle est blanche. Il en est une autre, également sauvage, qu’on trouve en terres chaudes ; elle est très odorante et pousse sur une plante qui grimpe sur les arbres. Elle est verte sur la plante et devient noire en séchant. Elle est très belle et médicinale.
Il est une autre fleur appelée coçauhqui yexochitl. Elle est jaune et odorante. Les grands seigneurs en font beaucoup usage.
La fleur qu’on appelle cacaloxochül est de deux sortes. L’une d’elles qui croit sur des arbres de terres chaudes possède une odeur très suave. Mais celle dont nous parlons ici et qu’on nomme tlalcacaloxochiU ' croît dans nos champs, ne répand aucune odeur, quoique en apparence elle soit identique à la précédente qui croît sur un arbre. La fleur de la plante qu’on nomme tolcimatl est très belle, mais elle n’a aucune odeur. La plante qu’on nomme caxllatlapan donne sur un même pied des fleurs de différentes couleurs : blanches, jaunes, rouges et mélangées, qui ne sont pas odorantes.
La fleur qu’on nomme cempoalxochül est jaune et sent très bon. Elle est large et belle. La plante qui la produit croît spontanément ou se cultive dans les jardins. Il y en a deux espèces : l’une, qu’on prétend être la femelle, est grande et belle ; l’autre, qu’on dit être le mâle, n’est ni aussi belle ni aussi grande.
Une autre appartenant à ce genre et qui s’appelle macuilxochitl est petite, jaune et odorante. Il existe un très grand nombre d’autres espèces.
§ 10. — Des forêts et des arbres qui y croissent.
Les forêts sont très agréables, fraîches et fournies d’un grand nombre d’arbres, de plantes et de fleurs variées. Elles ont de l’eau d’étangs et de rivières qui sert à arroser les points fertiles du sol. Ce sont des lieux paisibles et délicieux. On y trouve des arbres couverts de précieuses fleurs odorantes qu’on nomme yolloxochitl provenant de tapiante appelée yoUoxochiquauill'^.
Ces belles fleurs ont la forme d’un cœur. Autrefois les grands seigneurs seuls en faisaient usage, surtout de l’espèce connue par le nom de tlacayolloxochitl ; car il y en a une autre de moindre valeur, qu’on nomme itzcuinyolloxochitl qui n’est remarquable ni par sa beauté ni par son odeur et dont se servent les gens du peuple.