Grande veille. » Voy. la note 2 de la page
Ice acxoyaii'. On entourait aussi de brandiages et de tleurs les dieux que chacun possédait dans sa maison.
On allait encore chercher dans les champs des cannes jeunes de maïs; on les ornait de fleurs et on allait les placer devant les dieux, en même temps que des choses à manger, dans les étahlissements appelés calpidli.
Cela étant ainsi fait dans les quartiers de la ville, on avait l’hahitude de se rendre au temple de la déesse Chicóme coati, et là, devant elle, les hommes s’escarmouchaient en simulant un combat, tandis que les jeunes filles portaient sur leurs épaules des épis de maïs de l’année précédente. Après s’être présentées en procession pour en faire offrande à cette divinité, elles les remportaient dans leurs domiciles comme étant chose bénite. C’est là qu’on prenait la graine pour les semailles de l’année suivante, et on s’en servait aussi comme centre d’approvisionnement dans les greniers. Ils avaient la coutume de faire, avec une masse appelée Izoalli, l’image de cette déesse, dans la cour de son temple, et de lui offrir toutes leurs variétés de maïs, de haricots et de chia, parce qu’on prétendait que cette déesse était la mère et la dispensatrice de toutes ces choses, qui servent à l’alimentation du monde.
Au dire de certaines personnes, on faisait, dans le premier mois, provision des enfants qu’on devait tuer, en les achetant à leurs mères. On leur donnait la mort dans les fêtes qui suivaient, jusqu’à ce que les pluies fussent définitivement établies. On en tuait donc quelquesuns au premier mois appelé qiiauitl eita, d’autres au second mois appelé llacaxipeualiztli , d’autres encore au mois de /ocosmnï/i qui était le troisième, d’autres enfin au quatrième mois appelé uei toçozlU. C’est-à-dire qu’on sacrifiait des enfants dans toutes les fêtes jusqu’à ce que les eaux devinssent abondantes; et, dans ces mêmes fêtes, on faisait un grand nombre d’autres cérémonies.