Obsidienne [itzlli) verte (mallalin
3. De xiuill, pierre précieuse, ei mallaliztli, obsidienne verte.
naturel. Il y a d’autres pierres du même genre, qui sont noires après avoir été travaillées et polies. On en fait des miroirs qui reflètent la figure différemment de ce qu’elle est, car ils agrandissent et rendent difformes les diverses parties du visage. On leur donne différentes formes, ronde, triangulaire, etc.
Il y a aussi dans le pays de l’obsidienne excellente, affectant différentes formes et des couleurs diverses, ainsi que c’est expliqué d’une façon très détaillée dans le texte nalmatl.
Il en est de vertes qu’on nomme œoxouhquitecpatl, et qui se rapprochent des chalckiuitl. Les lapidaires les appellent tecelic ' parce qu’elles sont faciles à travailler et qu’elles affectent une nuance plus claire. On appelle chopilotl les pierres précieuses taillées qu’on porte aux poignets, qu’elles soient en cristal ou d’autre nature. Cette dénomination [peut s’appliquer à n’importe quelle pierre délicatement taillée ou très belle.
Il existe de petites pierres très blanches rayées ou veinées d’autres couleurs, qu’on appelle tepochtli. Il y a dans cette Nouvelle-Espagne du marbre comme celui de Castille; on le nomme aitztli^.
Il y a aussi une pierre précieuse qui s’appelle uüzitziltetl, c'est-à-dire qui ressemble au tzintzon. Elle est petite et blanche; mais elle affecte différentes nuances, comme la plume du tzintzon, en rapport avec la lumière qui la frappe. Elle a la forme d’une fourmi. On la trouve mêlée au sable du bord de la mer, et dans une rivière qui coule au pays de Totonacapan. On la voit de loin, parce qu’elle luit comme une luciole ou la flamme d’une petite chandelle. De loin c’est pour une luciole qu’on la prendrait, si l’immobilité du reflet ne faisait comprendre que c’est la pierre en question. Elle est précieuse et rare; les rois seuls en font usage. Elle est transparente, quand elle n’est pas de la couleur d’une perle très fine.
Les coquillages dont les indigènes font usage comme chose précieuse sont de formes très variées. On les appelle atzcalli. Les couleurs en sont différentes en dedans; on dirait des émaux très riches que les reflets de la lumière font varier de mille façons.
Il y a aussi des escargots ou volutes d’espèces variées, ainsi que cela se voit dans le texte nahuatl, où tout ceci se trouve bien expliqué. Les coquilles d’huîtres dans l’intérieur desquelles se forment les perles sont grossières au dehors, sans nulle apparence et d’une couleur grisâtre, comme un os pourri. Mais intérieurement elles sont lisses, vitrifiées et très belles, comme émaillées de toutes les couleurs : on dirait l’arc-en-ciel.
1. C’est-à-dire : silex [tecpatl) vert [xoxouhqui). Le mot tecelic vient de tell, pierre, et celic, fraîche, tendre, verte.