‹ Histoire générale des choses de la nouvelle-EspagneChapitre 605 sur 704 · De ail, eau, et loca, semer, entraîner · texte numérisé non relu

De ail, eau, et loca, semer, entraîner

est blanche, déliée, spongieuse et douce. On y récolte beaucoup de maïs et de blé. Il y en a une autre espèce très fertile où se font très bien le blé et le maïs; on l’appelle quauhtlalli^ , ce qui veut dire «terre fumée avec du bois pourri ». Elle est déliée, jaune et spongieuse. Il y a une autre terre, fertile aussi, qu’on nomme llalcoztli 2, c’est-à-dire terre jaune, couleur qui indique la fertilité. Il en est une espèce très fertile qu’on noxnmQ xalatoctli parce que c’est une terre sablonneuse que l’eau amène des hauteurs. Elle est facile à labourer. Il y a une autre terre fertile appelée tlaçotlalli*. Des herbes s’y convertissent en fumier et servent d’engrais par leur enfouissement sous le sol. La terre devenue rare entre le sable et qui donne peu de produits s’appelle xallalli^, c’est-à-dire terre sablonneuse stérile. 11 y en aune autre collante et bonne à faire du ciment pour les murs et pour le sol des terrasses. C’est une terre fertile, car le maïs et le blé y viennent bien.

Il y a une autre espèce de terre fertile qu’on appelle callalli, c’est-à-dire terrain où quelque maison a existé. Quand on la remue et qu’on y sème, elle est fertile. La terre fumée s’appelle tlalauiac^, c’est-à-dire terre douce parce qu’elle a été apprêtée avec du fumier. Il y a aussi des terres qu’on arrose et qui s’appellent atlalli’’, ce qui veut dire « eau ou terre à arroser ». Le versant d’une montagne et d’une colline se nomme tepetlalli^, c’est-à-dire terre de coteau. Il y a sur les versants des coteaux des terres pierreuses, rudes et sèches. On les appelle tetlallP, ce qui veut dire « terre pierreuse » ; le maïs y vient bien.

Il y a des terres qui retiennent très bien l’humidité de l’eau et qui doivent à cela leur fertilité. Il en est d’autres qui sont naturellement humides, parce qu’elles sont basses. Elles conservent l’humidité lors même qu’il ne pleut pas; mais lorsqu’il pleut beaucoup, on perd ce qu’on y a semé. Il y en a encore d’autres ainsi que c’est expliqué dans le texte nahuall.

§ à. — Des espèces de mauvaise terre.

La terre salée s’appelle tequixquitlalli *®, ce qui veut dire terre où se forment les tequixquitl. Elle est infertile parce que ce produit est de mauvaise qualité. La terre où se forme du sel est également stérile. Il en existe une blanchâtre dans laquelle rien ne pousse. Il en est une autre de cette même nuance, comme de la chaux, qui n’est d’aucune utilité. Une variété de cette espèce s’appelle tlaUenextli'\ c’est-à-dire terre de chaux. Ce n’est pas qu’elle soit blanche ou qu’elle ait rien à voir avec la chaux, mais parce que, carbonisée, moulue et mêlée

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