‹ Histoire générale des choses de la nouvelle-EspagneChapitre 615 sur 704 · Lieu où l’on coupe {lequi) les gens (tlaca · texte numérisé non relu

Lieu où l’on coupe {lequi) les gens (tlaca

pour tout le monde le sujet d’un grand étonnement, en voyant que sans trouble atmosphérique, l’eau s’était mise de cette manière en fureur.

Le sixième signe ou pronostic, c’est qu’on entendit, de nuit, dans les airs, une voix de femme qui s’écriait : « O mes enfants, nous sommes perdus! » D’autres fois elle disait : c Mes fils, où vous conduirai-je? »

Le septième signe, ce fut que des chasseurs d’oiseaux aquatiques en prirent un de couleur noirâtre et de la grosseur d’une grue. On l’apporta immédiatement â Moteuhçoma qui se trouvait dans la salle appelée Titlancalmecac; c’était dans l’après-midi. Cet oiseau avait au milieu de la tête un petit miroir rond dans lequel on apercevait le ciel, les étoiles et en particulier les Gémeaux qui se trouvent situés auprès des Pléiades. A ce spectacle, Moteuhçoma fut émerveillé. En regardant pour la seconde fois dans le miroir de cet oiseau, il ne tarda pas à voir une foule de gens à cheval qui venaient ensemble bien armés. Il s’empressa d’envoyer chercher ses augures et ses devins et il leur demanda : « Ne savez-vous pas ce que signifient cette vision et cette foule de gens venant ensemble ? » Mais l’oiseau s’enfuit avant que les devins eussent répliqué ; de sorte qu’ils ne répondirent rien.

Le huilième signe ou pronostic, c’est qu’on vit apparaître souvent des monstres dans des corps énormes. On les amenait à Moteuhçoma ; mais ils disparaissaient aussitôt qu’il avait porté la vue sur eux.

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