ON ASSURE QUE CE FUT JUAN DE GRIJALVA
Lorsque apparurent pour la première fois des navires vers la côte de la Nouvelle-Espagne, les capitaines de Moteuhçoma, dont le nom était calpixque, qui se trouvaient près de la mer, s’en furent immédiatement voir ce que cela pouvait être; car ils n’avaient jamais vu de navires. Un de ces capitaines, comnnndantde Cuextecatl, s’appelait Pinotl; il était accompagné de quelques autres calpixque, dont l’un, qui résidait dans le village de Micllanquauhtla *, se nommait Yaotzin;-, un autre, habitant de Teocinyocan qui portait le nom de Teocinxocail; un troisième, nommé Cuillalpitoc, qui n’était point capitaine, mais le familier de l’un de ces calpixque et personnage de distinction. Il y avait enfin un autre personnage du nom de Tentlil. Ils s’en furent tous ensemble voir ce qu’était cet arrivage, emportant quelques objets de vente, qui n’étaient qu’un prétexte pour observer les choses. Ils avaient quelques riches mantas, dont Moteuhçoma seul faisait usage, personne n’ayant le droit de les employer pour soi. Ils montèrent dans des canoas et prirent la direction des navires en se disant entre eux ; « On nous a donné la côte à garder, il convient par conséquent que « nous sachions ce qui vient là pour que nous en donnions à Moteuhçoma la