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NOTES
piel el des conférences abondant en exemples édifiants, fort appropriées à la prédication des Indiens. Fray Alonso de Herrera, écrivit pour les Indiens et en leur langue un sermonaire dominical et de sanctis. Fray Alonso Rengel fit un très bon traité de la langue mexicaine et un sermonaire pour toute l’année ; il écrivit aussi un traité et une doctrine en langue otomi. Fray Andrés de Olmos posséda, par-dessus tous, le don des langues, car il composa en mexicain le traité le plus complet et le plus utile de tous ceux qu’on a faits. Il écrivit un vocabulaire et bien d’autres travaux. Il fit de même en langue totonaque et en langue guaztèque, et il me semble qu’il connut d’autres idiomes des Chichimèques, car il vécut longtemps parmi eux. Fray Amoldo de Bassacio, Français d’origine et théologien pro''ond, écrivit en très beau langage un grand nombre de longs sermons et il traduisit les épitres et les évangiles qui se chantent dans l’Église pendant toute l’année. Tous ses travaux sont grandement estimés. Fray Juan de Gaona, homme doctissime, excella dans la connaissance de la langue mexicaine. Il fit à son sujet d’admirables traités dont il ne reste rien, à l’exception de certains dialogues qui circulent imprimés et dont la langue et le style surpassent en pureté et en élégance ce qu’on a vu jusqu’ici. Il existe aussi de lui une « Passion de notre Rédempteur. » J’ai su que, par malheur, tout le reste a été brûlé.
Fray Bernardine de Sahagun fit un traité de la langue mexicaine et une collection de sermons pour toute l’année, les uns courts, les autres longs, ainsi qu’un commentaire des évangiles des dimanches et beaucoup d’autres traités en langage très choisi. En sa qualité d’homme qui avait le plus scruté et approfondi les secrets de cette langue, il composa un Calepin (ainsi qu’il l’appelle lui-même) en 12 ou 13 livres in-folio, que j’ai eu entre les mains, et dans lequel étaient contenues toutes les manières de parler dont les Mexicains faisaient usage dans leurs rapports en tous genres, en religion, en éducation, en manière de vivre et dans les entretiens. Vu leur extrême longueur, il ne fut pas possible de les transcrire (ou de les traduire). Un des vice-rois qui nous ont précédés eut l’adresse de les retirer de ses mains pour les faire parvenir à un certain chroniqueur qui lui demandait avec la plus grande insistance des écrits relatifs aux mœurs des Indiens. Il en retirera le même profit, sans doute, que des copias de Gaiferos. Ce Père fut en cela très malheureux, car de tout ce qu’il a écrit, on n’a imprimé qu’un recueil de cantiques qu’il composa pour que les Indiens les chantassent dans leurs danses et pour qu’ils s’édifiassent par le souvenir de la vie de notre Sauveur et de ses saints, en oubliant leurs dangereuses antiquailles.
Fray Alonso de Escalona écrivit un grand nombre d’excellents sermons dont profitent aujourd’hui les prédicateurs. Il composa aussi des commentaires sur les commandements du Décalogue.
Fray Alonso de Molina est celui qui a livré le plus de travaux à l’impression ; car il imprima un traité de la langue mexicaine, un vocabulaire, une doctrine chrétienne détaillée et une autre abrégée, un confessionnaire détaillé et un autre plus court, une préparation pour recevoir le saint sacrement de l’autel et la vie de notre Père saint François. En outre, il traduisit dans la même langue les évangiles de toute l’année et les heures de Notre-Seigneur ; mais ces dernières furent retirées de la circulation parce qu’il fut défendu de les traduire en langue vulgaire. Il traduisit aussi un grand nombre de prières et d’exercices dévots à l’usage des indigènes pour faciliter leurs progrès dans la vie spirituelle et chrétienne.
Fray Luis Rodriguez traduisit les Proverbes de Salomon dans un style fort élégant et les quatre livres du Contemptus mundi, à l’exception des vingt derniers chapitres du troisième livre, dont la traduction a été faite il y a peu de temps par fray Juan Baptista, qui est actuellement gardien du couvent de Tezcuco, en même temps qu’il a fait disparaître plusieurs fautes qüi existaient dans les quatre livres par suite de la négligence des 'copistes qui les avaient transcrits, ce qui les a mis en état de pouvoir être imprimés.
Fray Juan de Romanones composa un grand nombre d’élégants sermons et d’autres traités, en même temps qu’il traduisit plusieurs fragments de l’Écriture sainte.
Fray Maturino Gilbert!, Français d’origine, composa et imprima en langue tarasca de Michoacan un livre de doctrine chrétienne, m-folio, qui renferme tout ce qu’un chrétien a besoin de savoir et de comprendre pour se sauver.
Fray Francisco de Toral, qui fut évêque du Yucatan, connut le premier la langue popoloca de Tecamachalco et il fit à son sujet un traité, un vocabulaire et d’autres travaux sur la doctrine.
NOTES
Fray Andrés de Castro, premier prédicateur de l’Évangile dans la province deMatlaxinco. fit en cette langue un traité, un vocabulaire, une doctrine et des sermons.
Le saint homme fray Juan de Ayora, qui fut provincial de Michoacan laissa, entre autres traités, un imprimé en langue mexicaine sur le saint sacrement de l’autel.
Fray Juan Baptista de Lagunas, qui fut aussi provincial de Michoacan, écrivit en langue tarasque et imprima un traité et une doctrine chrétienne.
Fray Pedro de Palacios, très versé dans la langue otomi, composa en cet idiome un catéchisme ou doctrine chrétienne, ainsi qu’une grammaire pour l’apprendre, qui fut corrigée et augmentée plus tard par le P. fray Pedro Oroz, père émérite de cette province, auquel on doit de la reconnaissance pour les nombreux travaux qu’il écrivit en cette langue, non moins que dans la mexicaine, en laquelle il a composé un nombreux sermonaire qui ne tardera pas, s’il plaît à Dieu, à voir la lumière. Cette langue mexicaine est celle qui se parle le plus généralement dans toutes les provinces de la Nouvelle- Espagne où il y en a un nombre considérable d’autres variant pour chaque région et même chaque ville ; car elles y sont innombrables. Mais partout il y a des interprètes qui comprennent et parlent la langue mexicaine, parce qu’elle se propage dans tous les pays, comme la langue latine dans les royaumes de l’Europe. Je puis même affirmer, en toute vérité, que la langue mexicaine n’est guère moins polie ni moins remarquable que la langue latine ; je crois, au surplus qu’elle excelle davantage dans l’art de composer les mots au moyen de leurs racines et de s’exprimer en métaphores. A la vérité cette perfection a disparu dans l’usage et même elle se corrompt chaque jour dans un parler plus vulgaire. Nous autres, les Espagnols, nous la parlons, en effet, comme les nègres et les provinciaux grossiers parlent la nôtre. Il en résulte que les Indiens eux-mêmes adoptent nos manières de parler et oublient les façons de leurs pères et aïeux. La même chose, arrive par ici à notre langue espagnole que nous avons corrompue à moitié par des mots que les conquistadors prirent dans les îles et d’autres que l’on a pris dans la langue mexicaine. De sorte que nous pouvons dire qu’avec les langues et coutumes des gens des diverses nationalités, il s’est fait dans ce pays une mixture, une sorte d’ensemble chimérique qui a apporté quelques troubles à l’établissement de la chrétienté parmi ces indigènes. Que Dieu y porte le remède comme il en a le pouvoir 1
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TABLE ALPHABETIQUE
DES MOTS nahuatl employés dans l’histoire de saiiagun.
Aaxoactic, 760.
Aauaton, 752.
Aazlli, 703.
Aracall, 717.
Acachapolin, 726.
Acachicliictli, 702.
Acachinanco, 152.
Acacueyatl, 713.
Acayietl, io.
Acaloa orne tochtii, 191.
Acamapich ou Acamapichtii, 333.
AcaoxitI, 645.
AcapapacquilitI, 767.
Acapetlauacan, 781.
Acaquilpan Caualtepec, 99.
Acalecomatl, 267.
Ac.itl. 82. 123.
Acalla. 182.
Acalla yiacapan uei calpulli, 182.
Acallyiacapan, 175.
Acaxilotic ou ahacaxilotic. 648,
Acexcoch, 125.
Achcacauhtln, 125, 230.
Achcauhcalli. 522.
Achcauhtin, 523.
Achcauhtli, 228.
Achilli, 767.
Acipaquitli, 714.
Acitli, 697.
Acoatl, 716.
Acocili, 713.
Acociltin, 162.
Acocotli, 654.
Acocoxiuitl, 747, 756.
Acocoxochitl, 126.
Acoyotl, 697, 714.
Acolhuaca, 677.
Acolhuacan. Foi/. Aculliuacan. Açolin, 695.
Acolmiztli, 188.
Acoloauacatl acolmiztli. 193.
Acolua, 47.
Açoquitl, 784.
Acueco, 821.
Acuecuexcatl, 498, 782.
Acuelzpalin, 714.
Acuitlachtii, 699.
Acuitlalpalli, 740.
Aculhuacan ou Acolhuacan, 1.
Acxoyatemaliztli. 186.
Acxoyatl, 61.
Acxoteca, 2.56 Acxotecatl, 617.
Acxotlan, 580.
Ahacaxilotic. Voy. Acaxilotic, Ayacac, 832.
Ayacachicaualiztli, 107.
Ayacachpixolo, 92.
Ayacachtli, 525.
— oiseau, 705.
Ayacoxochitl, 126.
Ayamictlan, 381.
Ayatl, 112, 537.
Ayauhcalco, 74.
Ayauhcalli, 85.
Ayauhcaltitlan, 785.
Ayauhquemitl, 110.
Ayauhiona, 742, 766.
Ayecotli, 44.
Ayoclli ou aoctli, 279.
Ayoluaztli, 782.
Ayomama, 313.
Ayoquan, 691.
Ayoteclli, 565.
Ayotl, 711.
Ayotlan, 499.
Ayotochtli, 712.
Ayotzintecutli, 504.
Ayoxochquilitl, 740.
Aitzcuintli, 7l4.
Aitzlli, 775.
Aitztoli ou ailztolin, 654, 756.
Alauacapetlall, 514.
Alo, 692.
Allepetl, 780.
Amacalli, 136.
Amacapulin, 735.
Ainacuexpalli, lll.
Amamalacoll, 748.
Amamaxtli, 102.
Amanacoche, 700.
Amanalli, 782.
Amanteca, 587.
Amanllan, 5s7.
Amapan, 152.
Amapanme, 177.
Amapantzitzin, 170.
Amapatlachtli, 579.
Amaquauitl, 731.
Ameqiiemecan, 810.
Amateleuitl, 80.
Amatlauitzoa, 175.
Amatzonlli, 479.
Amaxac, 832.
Amaxtlan 499.
Amaxtlatl, 651.
Amaztecatl, 549.
Ameyalli, 782.
Amilotl, 712.
Amimill, 677.
Amoyoll, 713.
Amolli, 643, 739.
Amoxoaque, 674.
Anacolzatl, 781.
Anahuac ou Anauac, 501.
Anau.ic Ayotlan, Anauac .Xicalanco, 559,
Anauaca, 551, 675.
Anauacayotl, 250.
Anauacatlalli, 784.
Anecuhiotl, 203.
Anenezlli, 713.
Aoctli Voy. Ayoclli.
Aoztoc, 114.
Apanecayoll, 657.
Apazco, 786.
Apaztli, 411.
Apetlac, 131.
Apeualo, 46.
Apinolli, 556.
Apoçonalli, 773.
Aquauill, 279.
Aquiztli, 738.
Areylo, 34.
Atactzinanco, 838.
Atamalli, 170.
TABLE ALPHABÉTIQUE
Atamalqualiztli, 187.
Atamalqualo, 234.
Atapalcatl, 700.
AtemozUi, 74.
Alempan, 137, 182.
Atempanecatl, 125.
Alempan teohuatzin, 190.
Atenchicalcan, 123.
— temple, 191.
Atepec, 499.
Atepocatl, 713.
AteponazlH, 698.
Atetein, 667.
Ateletzon, 767.
Atezcapan, 832.
AtiratI, 784.
Aticpac, 180.
Aticpac calqui ciuatl, 192 — teohuatzin Xochipilli, 192.