‹ Histoire générale des choses de la nouvelle-EspagneChapitre 81 sur 704 · De yoalli, nuit, et teca, mettre en ordre · texte numérisé non relu

De yoalli, nuit, et teca, mettre en ordre

quelle on tuait des enfants ; c’est une haute sierra qui est près de Guadalupe. On donnait aux petites victimes le nom même de celte élévation, et on les lial)illail de papiers teints en noir avec des rayures rouges. La troisième montagne sur laquelle on tuait des enfants s’appelait Tepetzinco; c’est ce petit monticule qui se trouve dans la lagune, aux confins du Tlatelolco. On y tuait une jeune fillette à laquelle on donnait le nom de Quetzalxochill parce que c’était le surnom qui était donné à, cette élévation. La petite enfant était parée de papiers peints en bleu. La quatrième montagne sur laquelle des enfants étaient sacrifiés s’appelle Poyauhtla ■; elle se trouve aux limites de Tlaxcala. Là, près de Tepetzinco^ du côté de l’orient, on avait édifié un temple qu’on appelait Ayauhcalli on y donnait la mort à des enfants en l’honneur de cette montagne et on les nommait Poyauhtla, du nom de cette même élévation quise trouve aux confins de Tlaxcala On les habillait de papiers rayés avec de l’huile Le cinquième

lieu où des enfants étaient sacrifiés, c’était le trou absorbant de la lagune de Mexico, appelé Puntitlan. On donnait à ces victimes le surnom d’Epcoatl *. On appelait epnepaniuhqui ® le costume dont on les habillait. Le sixième lieu, ou montagne, sur lequel on tuait ces enfants se nommait Cocotl^-, c’est une montagne qui se trouve près de Chalco Ateneo’’, et on donnait aux enfants qui y mouraient le nom même de cette élévation. On les habillait de papiers moitié rouges, moitié fauves. Le septième point où l’on sacrifiait des enfants était un monticule appelé Yauhqueme qui s’élève près d'Atlacuioaya^i^ . On leur donnait le nom de la montagne et on les habillait avec un papier fauve.

Ces pauvres enfants destinés à la mort étaient soigneusement ornés de pierres précieuses, de belles plumes, de manteaux et de ceinturons très bien brodés. On les chaussait de cotaras fort élégamment ouvragées; on leur adaptait des ailes de papier semblables à celles des anges et on leur recouvrait la figure d’huile d’ulli. On leur peignait sur le milieu du visage de petits ronds blanchâtres et on les plaçait sur des litières embellies par de beaux plumages et des joyaux de valeur. On les emportait ainsi au son des flûtes et des trompettes, et partout où

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