De cuitlachlli, loup mexicain, et ueue, vieux
3. De uilotl, pigeon, et icpalli, siège. Cette décomposition du mot permet de suppose*' que ce ge-nre de pâté renfermait du pigeon.
HISTOIRE DES CHOSES
niangeaienl dans l’endroit où se faisait la fêle. Le lendemain tout le monde se préparait à assister à un areyto solennel qui devait commencer dans les maisons royales. On se parait de tous les ornements, devises et riches plumages qu’il y avait dans ces maisons, et, au lieu de fleurs, on portait sur sa main toutes sortes de lamalli et de tortillas ; du maïs grillé, appelé momochlli, leur tenait lieu de colliers et de guirlandes. Ils portaient aussi des blettes rouges, imitées en plumes, et des cannes de maïs surmontées de leurs épis. Midi étant passé, les prêtres cessaient leur areyto. Alors venaient tous les personnages, nobles et seigneurs, et ils se plaçaient en bon ordre, de trois en trois, devant les maisons royales. Moleuhçoma lui-même prenait place en avant de tout le monde, ayant à sa droite le roi de Tetzcuco et à sa gaucbe le seigneur de Tacuba. On faisait ainsi un areyto solennel qui durait jusqu’au coucher du soleil. Après quoi, on commençait une autre danse pour laquelle tout le monde se tenait par la main et dansait en serpentant. Les soldats vieux, jeunes et recrues, venaient prendre part à ce bal, dont faisaient partie également les matrones qui le désiraient et même les femmes publiques. Cela durait ainsi, sur les lieux mêmes où étaient morts les captifs, jusqu’à près de minuit, et l’on continuait à célébrer ces fêtes pendant l’espace de vingt jours, jusqu’à ce qu’on arrivât aux calendes du mois qui s’appelle toçoziontli.