De metí, maguey, et coati, serpent
2. Ces paniers ou corbeilles étaient appelés chiquiuitl en langue na/mati.
3. Dans la maison; do calli, maison, avec les suffixes co, dans, et nauac, auprès.
HISTOIRE DES CHOSES
« je vous sais gré de vos paroles; je ferai ce que vous commandez; « je m’en irai où je puisse agir de manière à passer ensuite pour un « homme; j’y mettrai tous mes soins. Quant à vous, j’aimerais mieux « deux graines de cacao que toute votre personne y compris la famille « entière. Frottez-vous le venlre avec de la saleté et grattez par dessus ; « croisez les jambes et allez-vous-en faire la culbute sur le chemin « poudreux. Voilà une pierre raboteuse ; frappez-vous-en la figure et « arrachez-vous-en le sang de votre nez, et si ce n’est pas assez, pre- « nez un tison allumé et enfoncez-vous-le dans la gorge pour y faire « un trou, et crachez par là. Je vous prie en grâce de vous taire et de « rester en paix. » Malgré le ton de cette réponse aux reproches qui leur étaient adressés, les jeunes gens avaient à cœur de se montrer valeureux. ils restaient fort mortifiés des paroles dont ils avaient été le sujet, et ils se disaient entre eux : « Je l’envoie à tous les diables, la « drôlesse ! Comme elle nous a vivement secoués et touchés au cœur « avec ses remontrances ! Amis, il nous faut décidément faire quelque « chose, pour qu’on nous tienne en estime.»
Après avoir apporté au temple les épis de maïs, les jeunes filles les remportaient à leurs maisons ; on les mettait au fond du grenier en disant que c’était le cœur de la réserve. A la saison des semailles on les reprenait et c’est avec ce maïs que la semaille était faite. Cette fête était célébrée en l’honneur de la déesse Chicóme coati qu’on se représentait comme une femme. On était dans la croyance que d’elle venaient les soutiens du corps, nécessaires à la conservation de la vie humaine, parce que quiconque est privé des subsistances chancelle et meurt. On disait encore que c’était elle qui faisait toutes les variétés de maïs et de haricots et toutes autres espèces de légumes et de chian propres à manger. C’est pour cela qu’on lui dédiait des fêtes en lui présentant des comestibles en offrande, avec des chants, des danses et du sang de cailles sacrifiées. Tous les vêtements dont on la couvrait étaient de couleur vermeille et très curieusement ouvragés. C’est ainsi que se terminait la fête de cette déesse, et on commençait par des danses la célébration de la fête suivante.