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De maitl, main, bras, et cuechlli, coquillage

2. Sorte de ceinture que portaient les Indiens pour cacher leur nudité.

3. « Qui a des oreilles de tigre » ; de oceloll, tigre, et nacaztli, oreille.

4. De aztatl, héron, aigrette, elxelli. divisé; du verbe xeliuij partager.

sait sur le monticule appelé Tepetzinco, qui se trouve dans la lagune ilquioa, ontlapia, ontlalçuya, inic ontlapia, itoti; le quatrième, sur une autre élévation de la lagune appelée Tepepulco. Après celte quatrième fête, le jeune homme était mis dans une canoa couverte d’une tente, à l’usage du roi. Ses femmes étaient avec lui et le consolaient. Partis de Tepepulco , ils voguaient vers un endroit nommé Tlapitzaoian, qui se trouve près de la terre ferme à'Iztapalapan, en allant vers Chalco, en un point où s’élève un monticule connu sous le nom à’Acaquilpan Cauallepec^. En cet endroit, le jeune homme était abandonné de ses femmes et d’autres gens, qui s’en retournaient à la ville. 11 n’était plus accompagné que par les huit pages qui avaient passé avec lui l’année entière. On l’amenait aussitôt à un petit temple mal bâti qui se trouvait au bord du chemin, isolé de toute habitation, à environ une lieue delà capitale. Étant arrivé au pied de l’escalier, il en montait lui-même les degrés. Au premier pas, il brisait l’une des flûtes dont il avait joué au temps de sa prospérité; il en brisait une autre à la seconde marche, une autre encore à la troisième, et c’est ainsi qu’il les mettait toutes en morceaux en montant au haut du temple. Quand il arrivait au sommet, les satrapes qui s’étaient préparés à lui donner la mort s’emparaient de lui, le jetaient sur le billol de pierre et, tandis qu’on le tenait couché sur le dos, bien assuré par les pieds, les mains et la tète, celui qui tenait le couteau d’obsidienne le lui enfonçait d’un grand coup dans la poitrine, et, après l’avoir retiré, il introduisait la main par l’ouverture que le couteau venait de faire, et lui arrachait le cœur qu’il offrait immédiatement au soleil. C’est ainsi qu’on tuait, du reste, tous ceux qui étaient sacrifiés; mais celui-ci n’était pas lancé comme les autres par les degrés jusqu’en bas. Quatre hommes s’en emparaient et le descendaient jusqu’à la cour du temple, où on lui coupait la tête qui était mise au bout d’un bâton appelé tzompantli. C’est ainsi que se terminait l’existence de ce malheureux qui avait été soigné et honoré pendant l’espace d’une année. On disait que cela signifiait que ceux qui possèdent des richesses et marchent dans les délices pendant la vie, la terminent enfin dans la douleur et la pauvreté.

C’est dans cette même fête que l’on faisait avec une masse de tzoalh la statue de Uitzilopochtli, d’une hauteur qui arrivait à la ceinture d’un homme de taille ordinaire. On établissait dans le temple de Uitznauac une estrade pour l’y placer. Les bois en étaient sculptés de manière à représenter des serpents dont les têtes figurées aux quatre

1. Acaquilpan, dans le temps où l’on plante les roseaux; de acall, roseau, et aquia, planter, uni à la postposition pan \ — Caualtepcc, sur la montagne [tcpell] de l’abandon (caua, délaisser).

HISTOIRE DES CHOSES

faces, étaient opposées les unes aux autres, de façon que chaque face contenait des têtes et des queues. Des bâtons á^mizquitl'^ formaient les bras de la statue, et le tout était recouvert, grossi et moulé avec cette masse, de manière à lui donner les formes d’un homme. Gela se faisait dans le temple même où l’on était dans l’habitude de conserver l’image deUüzilopochtli. Lorsque la statue était achevée, on l’habillait avec tous les ornements de ce dieu; on lui mettait une jaquette de toile sur laquelle étaient peintes des lèvres humaines. La statue portait un manteau de nequen d’un tissu à mailles très lâches. Sa tête était couverte d’une couronne figurant un panier d’osier très ajusté au front et s’élargissant vers le haut. Du milieu de cette couronne sortait une tige émaillée de belles plumes, au haut de laquelle s’enchatonnait un couteau d’obsidienne dont la moitié de la lame jusqu’à la poignée était teinte de sang. Un manteau richement tissu de plume recouvrait tout le reste du vêtement et portait dans son milieu une plaque ronde en or battu au marteau. Au pied de l’image on plaçait des lèvres d’homme, figurées avec du tzoalli, que venait couvrir le grand manteau, sur lequel étaient déjà peintes les lèvres et les membres d’une personne dépecée. On appelait tlaquaqualo * la manta ouvragée de cette manière.

On avait imaginé un autre emblème pour honorer ce dieu ; cela consistait en un gros carton de la grosseur d’un doigt, large d’une brasse et de vingt brasses de longueur. Il était porté par un grand nombre d’adolescents robustes qui se plaçaient devant l’image et aux deux bords du carton. Pour empêcher qu’il se déchirât, ils le tenaient entre des flèches, appelées teomitr% mises dessus et dessous, emplumées en trois endroits : près du fer, au milieu et au bout du manche. Elles étaient tenues à chaque bout par un jeune homme dont les mains retenaient à la fois deux flèches qui pressaient le carton sur ses deux faces. Lorsque la statue était achevée de la manière que j’ai dite, plusieurs capitaines ou hommes de guerre soulevaient le piédestal sur lequel elle était placée et, la soutenant d’un côté et d’autre, la portaient comme en litière. Le carton allait devant elle et ceux qui le portaient formaient une procession en chantant des cantiques au dieu et en dansant en sa présence un grand areyto. Quand on arrivait au temple sur lequel on devait monter, on attachait des cordes aux quatre coins du piédestal; on prenait ces cordes et, à leur aide, on s’arrangeait de manière à tenir le plancher horizontal de façon que la

1. Arbre qui produit une gomme employée en teinture (inga circinalis, delà famille des légumineuses).

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