De llell, feu, et ocictli, nombril ou fronde, courroie
HISTOIRE DES CHOSES
Dans celle fêle loules les jeunes filles se fardaienl le visage, couvraienl leurs bras el leurs jambes de plumes rouges el perlaient à la main, sur des bampes de roseaux, des petits drapeaux de papier, teintés d’encre et nommés teleuitl. D’autres, qui étaient filles de grands seigneurs ou de gens riches, ne faisaient pas pour cela usage de papier, mais d’une étoflé légère appelée canauac, teintée du haut en bas de rayures noires. Toutes ensemble, portant à la main ces banderolles de papier ou leurs étoffes, se mêlaient à la procession en l’honneur de ce dieu avec le reste de l’assistance. Ces jeunes filles, au surplus, avaient l'habitude de se prendre par la main, sans abandonner leurs étoffes flottantes ou leurs papiers, et de danser en rond tout autour d’un foyer au-dessus duquel se tenaient deux écuyers, avec les visages teints en noir, qui portaient sur leurs dos des sortes de cages faites de barreaux de sapin dont les bords étaient surmontés de netits drapeaux de papier. Ces cages n’étaient pas soutenues sur le dos au moyen de courroies passant sur le front comme les hommes en ont l’habitude, mais en s’appuyant sur le haut de la poitrine, ainsi que les femmes ont coutume de le faire pour leurs fardeaux. Ces jeunes filles, autour du foyer, guidaient la danse des femmes en dansant à leur manière. Les satrapes du temple dansaient de leur côté, avec leurs collègues, et tous, ministres et jeunes filles, faisaient leurs mouvements en sautillant, ainsi que cela se fait dans la danse appelée toxcachocholoa' , ce qui signifie sauter ou danser dans la fête de toxcall.
Les satrapes portaient sur le front des rondelles de papier plissées comme des feuilles de roses. Ils avaient tous la tête couverte de plumes blanches de poule; leurs lèvres et surtout le visage étaient couverts d’une couche de miel qui reluisait sur la teinture noire dont la figure était d’habitude empreinte. Ils portaient, selon leur coutume, des chemises de papier, appelées amamaxth'^. Ils avaient aux mains des sceptres en hois de palmier, dont le bout supérieur se terminait par une fleur en plumes noires et le bout inférieur par une boule en plumes aussi de la même couleur. Ce sceptre s’appelait cuUlacuchtli^ à cause de la boule qui le terminait vers le bas. La partie par laquelle on le saisissait était entourée d’un papier rayé de noir. Lorsque les satrapes dansaient, ils s’appuyaient avec le sceptre sur le sol, quand le pas le demandait. Ceux qui faisaient la musique du bal se tenaient dans une case appelée calpulco ; d’où il résultait que ceux qui dansaient et ceux qui jouaient des instruments ne se