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De uenlli, offrande, et telolotli, boule

une peine pour cela. Tout le monde prenait grand soin d’éviter toute cause de châtiment pendant ces quatre jours et quatre nuits de jeûne. Chaque jour, après l’offrande, venaient quelques vieillards, appelés quaquacuillin, qui avaient le visage teint en noir et les cheveux rasés, à l’exception du haut de la tête où on les laissait pousser très longs, à l’inverse de la tonsure de nos prêtres. Ils s’emparaient des offrandes et les partageaient entre eux pendant les quatre jours.

C’était une coutume établie entre les satrapes de tous les temples que, pendant les quatre jours de jeûne, ils se levaient à une heure après minuit, sonnaient du cor et faisaient entendre d’autres instruments, comme pour appeler à matines. A cet appel, tous se levaient et ils allaient, entièrement nus, sans aucun vêtement, chercher les épines de maguey qu’ils avaient coupées la veille et apportées dans la pulpe de la même plante. Ils se faisaient alors des incisions aux oreilles avec de petits couteaux de pierre, et ils trempaient la pointe des épines de maguey dans le sang qui s’en écoulait. Ils s’ensanglantaient en même temps le visage. Chacun trempait dans le sang le nombre de pointes de maguey que le degré de sa dévotion lui commandait; les uns cinq, les autres moins et d’autres davantage. Après cela, tous les satrapes et ministres des idoles allaient se plonger dans l’eau, n’importe le froid qu’il fît, en soufflant dans des conques marines et dans des sifflets en terre cuite. Tous portaient sur leur dos de petites sacoches attachées avec des cordelettes à’izlli et terminées par des glands. De quelques-unes de ces sacoches pendaient des bandes de papier peint appelé yiequachlli. Elles contenaient une espèce de farine grossière semblable à de petits crottins de souris, portant le nom de yyaqualli *. On la faisait, en trempant dans de l’encre la poudre d’une herbe appelée yietl, qui ressemble à de la jusquiame de Castille. Au-devant de tout le monde marchait un satrape, avec son encensoir rempli de braise et sa sacoche pleine de copal. Tous portaient un morceau de feuille de maguey dans lequel étaient enfoncées les épines dont chacun devait faire usage. Celui qui marchait devant était un de ceux qu’on appelle quaquacuillin. 11 portait sur l’épaule une planchette de deux aams de long et d’environ un empan de large, munie de grelots qu’on faisait sonner en marchant. Cette planchette s’appelait ayacachicaualiztli^ ou nacatl quauitl.

Tous les satrapes assistaient à cette procession, à l’exception de quatre qui restaient au monastère, dont ils avaient la garde pendant que les autres accomplissaient leurs dévotions. Ces quatre ministres

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