‹ Histoire universelle de la pédagogieChapitre 45 sur 71 · Voir page · texte numérisé non relu

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1. Les luthériens ont conservé dans la Bible les livres apocrypnet»

dorfy le fondateur de la société des Frères Moraves, était disciple de Francke, et Ton sait quelle influence les Moraves ont exercée jusqu'à nos jours, chez les protestants en particulier, par leurs nombreux établissements. Enfla francke est le promoteur des sociétés bibliques et des missions protestantes chez les païens et chez les juifs^ Qr on sait quelle extension ces œuvres ont prise de nos jours. Le saint livre est traduit et imprimé en près de cent langues différentes, et environ 30 millions de francs sont consacrés annuellement à l'entretien des missions chez les peuples non chrétiens.

Francke a poursuivi dans toutes ses œuvres un but religieux. On ne saurait mieux exprimer la pensée de sa vie et le besoin de son cœur, qu'en citant une partie de la dernière prière qu'il fit dans le jardin de la maison des orphelins, où il s'était encore fait conduire quelques jours avant sa mort. Souvent, disait-il, j'ai fait alliance avec toi, et je t'ai dit : « Si tu veux être mon Dieu, je serai ton serviteiu*. » Souvent je t'ai prié de me créer des enfsmts spirituels, de me les faire naître comme la rosée naît de Taurore, et d'en multiplier le nombre comme les étoiles du ciel. Tu m'as exaucé, tu as répandu par moi snr plusieurs les eaux de la vie éternelle, et tu les as fait couler si loin qu'elles réjouissent des âmes dans toutes les parties du monde. Que ces eaux continuent à couler, que leur bénédiction ne s'arrête jamais, mais qu'elle se renouvelle d'âge en âge jusqu'à la fin des siècles ! »

c Francke, dit Kéllner^, a montré à tous ce que pouvaient faire la foi et l'amour. U a démontré qu'il était à la vérité plus difficile, mais bien autrement utile, de vivre chrétiennement, que de faire de la controverse religieuse, et que Jésus-Christ devait être le commencement, le milieu et la fin des études réaies et humanitaireSi aussi bien que de l'école populaire.

i. n engagea, en 1727, son ami Gallenberg à fonder à Halle un éti* Uissement pour la conversion des juifs et des mabométani. 3. Auteur allemand.

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IVancke mottint le 8 jtiin 1727, à l'âge de soia»ixti» qfaatre ans et quelciuos mois. 8a pieuse épouse reoat seg dernières paroles et son dernier soupir. Toute la yiUe de Balle voulut contempla encore une fois ses traits véné^ rés, et raccompagna en pleumnt au champ du re^os. n laissait deux enfants, une fille mariée à Tun de ses ool^ lègues, et un ûls qui lui succéda dans la directicm de ses nombreux établissements.

Voici, en terminant cette courte notice sur la vie et les œuvres de Francke, un extrait des instructions qu'il avait données à ses maîtres, sur la manière d'exercer la disci- I^ine dans l'école. On y retrouve le môme esprit d'amour et le même zèle pour la gloire de Dieu, que j'ai fait remarquer dans les instructions des Galasenz, des Boiromée et des de la Salle. C'est que la même foi porte partout les mêmes fruits*

tmirucHon iur Umàniiir$ é'e^ârm* ta âUcipi^ dmu t^icùk.

Il est nécessaire et conforme à la volonté de Dieu de sollme^> Ire les enfants à une discîpli&e chrétienne. Dans ce bot, on fera bien d'observer les règles suivantes :

i . Avant tout, Tinstituteur doit prier Dieu de lui donner en tout temps la sagesse dont il a besoin pour exercer une ss^e et bonne discipline.

2. Comme la plupart des midtres diercbent à corriger les enfants par la rigueur des punitions, plutôt qu'à gagner leur cœur par la patience, rindulgenoe et Tamoar, et que les JeuiH» lostituleurs en particaUer manquent de sollicitude piUemelle et de douceur chr^enne, ils doivent instamment supplier le Seigneur de les remplir d'amour pour la jeunesse qui leur est confiée et de les délivrer de toute dureté et suffisance charnelle.

3. L'instituteur, en particulier, doit apprendre, avec l'aide de Dieu, à se dominer soi-même; autrement comment voudrait-il soumettre les autres à une discipline chrétienne. Si comment pourrait-il punir sérieusement et paternellement.

4. Un maître doit maintenir ses élèves sous la discipIinCi les e|:horter et les punir, quand cela est nécessaire; néanmoins.

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fMoestion ne doit itre ni dure ni sërère, mais douce et pater*nelle, sans aacun éclat de colère, afin que les enfents voient dans eeox qni les instruisent on exemple de l'amour que Dieu nous a tànoigné en Jësus-Cfarist, et que, par ce moyen, ils implantent dans leurs cœurs la crainte de Dieu et la piëtë.

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