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Le dessin. — Depuis Pestalozzi, le dessin a été intro

i. «1 p. ex. compte deux éléMMte; i un seul, n deux, m troif , ete.

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dtiit dans l'école comme moyen d'exercer l'œil et la main^ de développer Tesprit d,' observation et le sentiment de» formes. Le dessin doit être gradué. On commence par des^ lignes droites et des figures Composées de lignes droites. On passe ensuite aux lignes courbes et aux objets oom-» posés de lignes droites et dourbes. Puis viennait, avec la théorie des ombrei», différents genres de dessin : le dessin technique et les ornements, les fleurs, les animaux, la tête et l'homme (d'après le modMe ou d'après des plâtres)^ le paysage et la perspective. On a introduit la peinture^ dans diverses écoles secondaires, — peinture à l'huile^ peinture aux crayons en couleurs, peinture avec différentes espèces de couleurs* La décalcomanie et la peinture orientale sont des procédés simples et expéditi£s qui donnent de trèé^beaux résultats.

7. Le chant. — Nsegeli, disciple de Pestalozzi, est le créateur du nouveau chant populaire. H divise l'enseignement musical en trois parties : le rhythme (valeur de» notes), la mélodie (la sém des sons dans la gammeK la dynamique (force des tons), avec les éléments prinUtifs (la mesure, temps forts ou faïUes). Des chants bien gradués accompagnent cette théorie* — D'autres pédagogues veulent que le chant précède la théorie, comme la langue précède la grammaire. On exerce d'abord la voix par 1& gamme et des diants à une voix. Plus tard on appr^id lea notes et des chants à deux, trois ou quatre voix, La théorie suit les chants pour faire comprendre les si^es dô la musique. La musique chiffîrée a passionné qpielque X/èxs^ les Allemands, mais aujourd'hui elle ^t partout a^aa* donnée et condamnée. Le diant a fait de trèe^rands pio* grès dans les écoles allemandes, mais on se plaint g^Bé* ralement que le peuple chante moins qu'autrefois. Gda provient sans doute de ce que Ton ne £ait plus apprendre les chants par cœur.

8. La Religion. -^ L*anci^ine métiiode qui basait l'ea* seignement religieux exclusivement sur la mémorisatioa du eatéchisme et d'un certain nombre de psaumesi canti-

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qnes, passages, est généralement al)an<lonDée. Depuis Pestalozzi, on s'est appliqué davantage à fonder renseignement religieux sur le cœur et sur rintelligence. D'après ce profond pédagogue, Dieu se révèle d'abord à Tenfant dans la sollicitude et lamour de ses parents et dans les merveilles de la nature. C'est de cettebase intuitive qu'il faut partir pour élever jusqu'à Dieu la pensée et le cœur de Tenfant Llûstoire sainte depuis la création jusqu'à l'ascencioa vient ensuite développer les premiers sentiments religieux et l'étude du catéchisme couronne Tédiflce. Ai:yourd'hui, on commence généralement par un choix d'histoires de la Bible à la portée des petits enfants et l'on se contente de les leur raconter et faire apprendre. Dans un second cours» on étend la i^hère historique en y joignant des applica-^ tions et des réflexions. Enfin on traite rhi^ire sainte d'une manière suivie et on en tire les principales leçons gai y sont renfermées. Dans l'enseignement de l'histoire sttnte, on se sert avec succès de la Bible en images de SokrMrr. Parallèl^E^nt à Tétiide de l'histoire sainte, on fait m^noriser des cantiques, des passages, et dans bon Bombre d'écoles, dans le plus grand nombre peut-être, 0By fait encore a^rendre le catéchisme. Dans d'autres, au Hsa du catéhisme, on étudie quelques livres du Nouveaul^staBient et Ton fait connaissance avec les autres Ëcritores. ffien des divergences se manifestent sur la manière Renseigner les objets qui viennent d'être énumérés. Les TiBs veulent un enseignement confessionnel, la religion ne pouvant, pensent-ils, être conçue en dehors d'une ^Jise dont la doctrine fasse autorité. Les autres repoussent l'enseignement confessionnel et le renvoient à llnstmction des cathécumènes, c'est-à-dire à l'Eglise. Ils prétœsdent que l'école doit se borner aux grands fondements ch cîiristianisme et aux sentiments qu'il fait naître dans le cœur. L'enseignement non confessionnel s'approprie d'ailleurs mieux aux diverses communions, souvent représentées dans la même école. Les partisans de renseignement ccmfessionnel se divisent en autant de fractions

qu'il y a d'églises ; les autres se divisent en évangéliquea et en rationalistes. Les premiers maintiennent dans leur enseignement le point de vue dogmatique de l'Eglise; 1^ Bible est pour eux la parole de Dieu. Les autres approi priçnt les histoires de la Bible à leurs vues particulières î ils en rejettent tout ce qui n'a pas de fondement dans leurs opinions. N'oublions pas que dans cette question la chose la plus importante n'est pas la méthode d'enseignement, mais l'esprit de l'enseignement. La religion est une vie, c'est un feu sacré, et quand ce feu ne brûle pas dans le cœur de l'instituteur, qu'il n'anime pas son enseignement, qu'il ne sanctifie pas ses paroles, ses sentiments et sa conduite, l'enseignement religieux est une lettre morte, qui ne portera jamais les fruits qu'on peut en attendre.

L'école sans enseignement religieux, comme aux Etats- Unis ou en Hollande, ne compte encore en Allemagne que peu de partisans.

Les branches sur lesquelles nous venons de jeter un coup d'œil sont considérées, à l'exception de la géométrie, comme faisant partie du domaine général de l'école primaire. D'autres branches, telles que la géographie, l'histoire, l'instruction civique, l'étude de la nature, le français et l'anglais, les ouvrages du sexe, la gymnastique, s'ensei» gnent dans les classes supérieures de l'école primaire ou dans les écoles secondaires et de perfectioûnemeixt.

1. La géographie. On commence parla description de la localité et delà contrée environnante, en en dessinant sur le tableau noir les principaux accidents (route, ruisseau, maisons, etc.), afin d'initier les enfants à l'intelligence des cartes. On passe ensuite à la géographie de la patrie, en se servant d'une carte. Jusqu'ici la marche est synthétique. Si l'on va plus Iota, on suit une marche contraire : on considère la terre dans son ensemble d'abord, puis on descend dans le détail des mers et des continents. On fait précéder ordinairement cette partie générale de la géo* graphie mathématique (cosmographie, sphère). Quant à l'enseignement, il doit s'appliquer à faire ressortir U

forme et le relief des divers pays ; il passe ensuite en revue le climat et les productions naturelles et il termine par la géographie politique. La géographie s'adresse à la mémoire, mais aussi à l'imagination, au jugement, au raisonnement, etc. Les petits atlas de Sidow et de Stieler, sont très-répandus dans les écoles. Gomme cartes murales on peut recommander celles de Sidow (muettes). Le dessin des cartes par les élèves se pratique dans un grand nombre d'écoles.

2. V histoire. On a essayé de traiter l'histoire comme la géographie : de commencer par les faits remarquables de la localité, du canton, puis de passer à ceux de la province, de la patrie et de Thumanité. Biedermann a travaillé ce système. Dermstedt et Jacobi ont appliqué le même principe non à l'espace, mais au temps. Ils commencent par Thistoire contemporaine et remontent la série des siècles. Mais ces méthodes ne sont pas généralement suivies. Ordinairement on commence par des histoires simples, faciles, tirées des diverses époques de Thistoire de la patrie, ou de Thistoire universelle en suivant Tordre chronologique. (Kapp). Ce premier cours terminé, on en recommence un second dans lequel les faits sont présentés dans leur liaison historique. L'histoire est un domaine très- vaste dans lequel il faut savoir se borner. Avant tout il convient de traiter l'histoire de la patrie. Aucune branche n'est plus propre *à éclairer l'enfant sur la vie collective des hommes, mais il faut avoir soin de former son jugement sur les principes du droit, de la justice et de la morale. Les ouvrages de Dietmar pour l'enseignement historique sont très-appréciés.

3. L'instruction civique. Graefe veut que cette branche commence par la commune : il faut que l'enfant connaisse le but, l'organisation, les établissements, l'administration, la nomination des autorités, les besoins et les occupations des membres de la commune, etc. De là on passe à la constitution du pays, à l'administration, aux lois principales. Le maître, dit Grsefe, qui enseigne cette branchoi

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doit se placer en dehors des partis politiques, antr^ooent il yaut miBox qu'il ne s'en occupe pas. Ici, c(Hnme poor rhistûire^ c'est dans l'amour de la patrie et des hommes qu'il faut chercher ses inspirations.

4. V^dê d$ la nature. La nature est im dcmiaine si Teste, qu'on ne peut en étudier que quelques fragments dans l'école ]^îmaire« Autrefois, on procédait du général au particulfeer. On commençait par exposer un système de classification; des classes on descendait aux ordres^des erdres aux ^nres^ et des genres aux espèces. Hais d^uis que l'on a reconnu que l'intuition est la base f6iidamexitale de toute culture intdUbctuelle, on suit une marche ccmtraire : on ya du particulier au général^ des espèces aux genres, des genres aux ordres^ des ordres aux classes. Lûhen donne les règles suivantes s«ir la marche à survie en hiaoire natureUe : 1^ Commencer par les cœrps natords indigènes et y rattacher les étrangers; 2*" Choisir les corps les plus remarquables et faire ressortir leurs raf^aorts aivec Thomme; 3* Commencer par les plantes, parce qu^elles sont plus simples que les animaux, que leurs organes sont la plupart extérieurs et distincts; 4* Les principaux groupes des trois règnes doivent renferma au moins chacun un exemplaire bien étudié. Plusieurs ouvrîmes enluminés servent en Allemagne à renseignement de l'histoire naturelle. On a des atlas pour les élèves et des tableaux pour l'école. — A Thistoire naturelle, quriqaes pédagogues veulent rattacher t Anthropologie . Suivant Schmidt rien n'est plus utile à l'homme que de se ocm- . naître soi-même, n propose de commencer par les organes J extérieurs, de passer ensuite aux organes intérieurs et à leurs foncticms et de terminer par l'âme et ses opérations. ^ La, physique et la cAimte, à l'exception des phén^asiènes les plus ordinaires, appartiennent à la classe supérieure de l'école populaire, dit Luben. Crûger propose de commencer par le phénomène, de celui-ci on passe à la loi, et de la loi à la cause. Lûben propose les objets suivaiïts pour un cours de physique et de chimie : — 1. Aimant et

})0U8S(^.**^2. Chaleur. CilatajDiilité. Thermomètre. Ballon. Vent. Fontes. Vapeur et machines à vapeur. Evaporation. Rosée et gelée, brouillards et nuages, pluie, neige et grêle, ûmducteurs de la chaleur. — 3. Chute d^ corps. liovier. Centre de gravité. Bendule. Horloge. Moulin. Jet d'eau. Tuyaux povir la conduite des eaux. Natation. Cloche du plongeur. Pesanteur de Tair. Baromètre. Siphon. Soufflet. Pompe. Pompe à feu. -^ A. Son. Echo. -^ 5. Lumière et ittûbre. Miroir. Crépuscule. Réfiraction. Arc-en-ciel. Veire ardent. Lunettes. Longues vues. — 6. Phénomènes électriques. Orage. Tflégraphe. — 7. Oxygène. Hydrogène. Azote. Carbone. Acide carbonique. Vinaigre. Ammoniac. Feu. Briquet. Eau. Les principaux aliments et épices. — 8. Préparation des sols. Fertilisation. Engrais. — N'oublie pas, dit Schmidt, que Tôtude attentive d'un seul objet, vaut mieux que la connaissance de mille^qpii ne serai^it connus que superficiellement.

5. Le français et V anglais. Le français est introduit dans toutes les écoles bourgeoises (secondaires des villes); Tan» glais dans im plus petit nonibre. La méthode Jacotot est suivie dans quelques écoles, la méthode synthétique dans le plus grand nombre. On commence par de petites phrases, et Ton gradue les exercices de manière à exercer toutes les parties de la grammaire et toutes les difficultés (te la langue. Les règles accompagnent les exercices. Des livres de lecture complètent l'enseignement en mettant f 3nfant en contact avec la langue vivante et en l'habiàiant aux diverses formes du style. Des compositions •^ajoutent à la fin aux exerdces de traduction, de lecture et de mémorisation. Ahn, Miéville ont publié des cours de langue française. Georg^ Ollendorf^ etc., des cours de kogue suiglaise.

6. Les ouvrages du ^exe. Ces ouvrages sont partout enseignés dans les écoles de filles. Us comprennent gênélalement le tricotage, la couture, le raccommodage, crodietage, tapisserie et broderie.

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