‹ Histoire universelle de la pédagogieChapitre 6 sur 71 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

dire, je les ai toujours scrupuleusement respectées. Jamais je ne me suis permis, par esprit de système, de les taire ou de les changer.

Les matériaux qui m^ont servi dans la composition de cet ouvrage, m^ont été fournis en grande partie par la littérature pédagogique allemande. Cramer, Kellner, C, de Raumer, Ch, Schmid et quelques autres m^ont été d^une grande utilité.

J^ai aussi de grandes obligations à Son Exe. M. le ministre Duruy, qui m'a fourni tous lés documents dont j'avais besoin pour étudier le développement de l'instruction publique en France, depuis la première révolution jusqu'à nos jours. Pour l'étude de divers systèmes d'éducation et de plusieurs éducateurs, tels que Montaigne, Fénelon, Rollin, Rousseau, Pestalozzi, Jacotot, le P. Girard, Naville, etc., je suis remonté aux sources mêmes, et n'ai presque rien emprunté aux auteurs qui en ont parlé.

Avec les matériaux mis à ma disposition, il m'eût été facile de composer un livre d'une étendue beaucoup plus considérable. Mais le public ne lit guère les gros livres, et ils se propagent difficilement. J'ai donc cru devoir condenser le plus possible les divers sujets que j'avais à traiter, sans toutefois tomber dans la sécheresse des abrégés.

Et maintenant que cette Histoire est achevée, mon vœu le plus ardent est qu'elle fasse beaucoup de bien. Puisse-t-elle trouver le chemin de mainte école, de mainte famille, et s'y asseoir comme une amie et une conseillère ! Je tiendrais surtout à faire connaissance avec les instituteurs, mes collègues ; j'aimerais à causer, à discuter avec eux; car c'est dans le travail de la pensée et dans la lutte que les idées s'éclaircissent, que les convictions se forment, et que le progrès s'accomplit.

Grandchamp, près Neuchâtel (Suisse], en décembre 1S67.

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