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C. LA BELGIQUE

La Belgique a un système scolaire des plus développé. Elle possède deux universités de TEtat, Tune à Gand et l'autre à Liège, et deux université établies par l'initiative privée, Tune à Bruxelles etTautre à Lonvain. Les universités belges sont formées de quatre facultés : lettres, sciences^ droit et médecine. Celle de Louvain a de plus une faculté de théologie catholique.

Pour l'enseignement moyen, la Belgique possède (1875) dix athénées royaux (Anvers, Arlon, Bruges, Bruxelles^ Gand, Hasselt, Liège, Mons, Namur, Tournay), 28 col« léges communaux ou patronnés, 50 écoles moyennes de l'Etat, 15 écoles moyennes communales et 7 écoles moyennes patronnées. La Belgique compte en outre un grand nombre de pensionnats et d'établissements libres.

Le nombre des écoles primaires communales, adoptées; privées soumises à l'inspection, privées entièrement libres, et pensionnats primaires, était de 5,857, à la date du 31 décembre 1875, eoit une école pou? 922 habitants.

Mais ces 5^857 écoles comprenaient 6,936 classes distinctes, fréquentées par 535,468 enfants. Il y avait donc en Belgique une classe primaire pour 779 habitants avec une moyenne de 77 enfants. On comptait en outre, en Belgique, 3,204 jardins d'enfants, ou écoles gardiennes avec 59,335 enfants, un certain nombre d'écoles d'adultes avec 66,274 élèves et des ateliers d'apprentissage renfermant 10,466 élèves. Ces chifTres déoiontrent que la Belgique, en 1875, n'avait pas un nombre d'écoles primaires suffisant pour y recevoir tous les enfants. Une population de 5 millions d'habitants doit avoir une population scolaire d'au moins 700,000 enfants. On ne pourrait donc pas encore rendre Tinstruction obligatoire en Belgique.

On peut considérer la Belgique comme Tun des pays les plus avancés sous le rapport des bâtiments scolaires, de l'hygiène et de l'ameublement des classes. Les jardins d^enfants (écoles gardiennes) y sont proportionnellement en plus grand nombre qu'en aucun autre pays; mais nulle part non plus ils ne sont plus nécessaires, car la Belgique a une population industrielle très nombreuse, et Ton sait que l'industrie, malheureusement, prive un grand nombre d'enfants des soins de la mère. L'instruction est aussi en bonne voie, et la plupart des méthodes employées sont des meilleures. Les rapports triennaux sur la siliLation de VinstrucHon primaire (et moyenne) en Belgique, témoignent d'une grande activité et d^efforts louables pour l'amélioration de tout ce qui concerne Tinstruction et les écoles.

Révision de la loi de 1842.

La loi du 23 septembre 1842 consacrait le principe d'une large liberté sur le terrain de l'instruction primaire. Les écoles privées ou libres avaient pour ainsi dire les mêmes droits que celles de l'Etat ou plutôt des

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