SCÈNE I
LE VIEIL HORACE, HORACE
LE VIEIL HORACE
Retirons nos regards de cet objet8 funeste9,
par an effort très heureux de variété que Corneille, au lieu de le faire, comme au -1 acte, répondre à Sabine, le fait se parler à lui-même et s'étonner au pouvoir quelle ;i SUT lui.
l . N< >us ne nid i rions pas aujourd'hui devenir réduite; on n'emploie plus guère un participe passé après devenir.
■i Règle: Use faut entr'aider, \ . -Jl. u.
... ( "esl l'idée du vieil Horace:
o'est qu'en fuyant qu'on pare [c|<- tels coupa (v. 655,).
kmJfous négligez = vous ne faites pas attention à (sens du latin negligere).
:.. Remarquer la propriété symétrique «le- termes : supplice se rapportant à colère^ el grâce à pitté.
Sabine, après avoir offert sa vie. avait déjà plusieurs fois dans la pièce parle de la détruire
elle- même. (Cf. par exemple.
v. 694 et < . 937.)
7. Ce 5 acte est . quoi qu'on en ait dit, nécessaire a la pièce, car
il lallait que la situation d'Ho-
aprèa son crime, fûl réglée.
Aussi trouvons-nous que Corneille, dans son Examen.esi trop sévère pour Lui-même, lorsqu'il dit : « Tout ce cinquième (acte) evt encore nue îles causes du peu de satisfaction que laisse <cite tragédie : il est tout en plaidoyers
L'autre reproche que se fait Corneille, d'avoir violé la règle de L'unité d'action par le second péril ou tombe Horace après avoir t m- sa sœur, est aussi exagéré. Car d'abord le meurtre était dans le sujet que la t radilion offrait à Corneille, et déplus ce meurtre esl une conséquence Logique du reste. On pourrait dire tout aussi vraisemblablement que Rodrigue passe par trois périls différents : celui du comte, celui des Maures, celui de Don Sanche : ci pourtant l'unité d'action dans le Cid esl bien réelle.
8. Objet a ici le sens du latin objectum : « tout ce qui est placé devant la vue — ou devant l'esprit».
n. Funeste— mortuaire, souillé par un meurtre. Il y a Le sens du
lai in f'iiriiis.