Le sexe le sexe faible. Cf
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2. Impression = édition. Voir le jeu de scène indiqué aux vers l I 1-1321.
:{. Déplaisirs. Sur le sens fort de ce mot, voir v. II. n.
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Médi '• n'égorge pas ses enfants en public.» (Hob-, art /■'■<'., . . 185.)
'.. L' = la cruauté <!«■ Médée.
c. Dana Bon s Discours sur lu Tragédie, Corneille dil que Cly- Lemnestre devrait mourir en B'en ferrant d'elle-même sur l'épée i irée conl re Egisl In-. < l'est ;i peu près ce que d'Àubignac sounaitail pour Camille.
EXAMEN 4o3
puisqu'il n'y a point de troisième personne sur le théâtre à qui il put adresser le coup qu'elle recevrait, comme peut faire Oreste à Egisthe. D'ailleurs l'histoire est trop connue pour retrancher le péril qu'il court d'une mort infâme après l'avoir tuée ; et la défense que lui prête son père pour obtenir sa grâce n'aurait plus de lieu, s'il demeurait innocent. Quoi qu'il en soit, voyons si cette action n'a pu causer la chute1 de ce poème que par là, et si elle n'a point d'autre irrégularité que de blesser les yeux.
Comme je n'ai point accoutumé de dissimuler mes défauts, j'en trouve ici deux ou trois assez considérables. Le premier est que cette action, qui devient la principale de la pièce, est momentanée, et n'a point cette juste grandeur que lui demande Aristote, et qui consiste en un commencement, un milieu et une fin. Elle surprend tout d'un coup ; et toute la préparation que j'y ai donnée par la peinture de la vertu farouche d'Horace et par la défense qu'il fait à sa sœur de regretter qui que ce soit, de lui ou de son amant, qui meure au combat, n'est point suflisante2 pour faire attendre un emportement si extraordinaire, et servir de commencement à cette action.
Le second défaut est que cette mort fait une action double, par le second péril où tombe Horace après être sorti du premier. L'unité de péril d'un héros dans la tragédie fait l'unité d'action; et quand il en est g-aranti, la pièce est finie, si ce n'est que la sortie même de ce péril l'engage si nécessairement dans un autre, que la liaison et la continuité des deux n'en fasse qu'une action ; ce qui n'arrive point ici, où Horace revient triomphant, sans aucun besoin de tuer sa sœur, ni même de parler à elle3 ; et l'action serait suffisamment terminée à sa victoire. Cette chute d'un péril en l'autre, sans nécessité, fait ici un effet d'autant plus mauvais, que d'un péril public, où il y va de tout l'État, il tombe en un péril particulier, où il n'y va que de sa vie, et pour dire encore plus, d'un péril illustre, où il ne peut succomber que glorieusement, en un péril infâme, dont il ne peut sortir sans tache *.
1. Le mot chute a fait beau- I fisante ». Voiries notes aux scè-
coup discuter, parce qu'il est eu contradiction avec d'autres témoignages parlant du grand succès d'Horace. (Voir notice sur
2. Nous trouvons aujourd'hui Corneille trop sévère pour luimême et la préparât ion très «suf- \ notre notice sur Horace.
nés iv et v de l'acte IV.
3. Rkgle : Il n'y avait pas moyen de parler à lui, v. 206, n.
4. Ici encore Corneille paraît trop sévère pour lui-même.Voir la réponse à cette objection dans
Ajoutez, pour troisième imperfection, que Camille, qui ne tien! que le second rang dans les trois premiers actes, et y laisse le premier à Sabine, prend le premier en ces deux derniers, où cette Sabine n'est plus considérable, el qu'ainsi, s'il y a égalité dans les mœurs, il n'y en a point dans la dignité «les personnages, où1 se doit étendre ce
précepte d'Horace :
Seroetur ad imam Qaalis ah incepto processerit, et sibi constet*.
Ce défaut en llodelinde a été une des principales causes du mauvais succès de Pcvtharite, et je n'ai point encore VU sur nos théâtres cette inégalité de rang en un même acteur, qui n'ait produit un très méchant ellet. Il serait bon d'en établir une règle inviolable.
Du côté du temps, l'action n'est point trop pressée, et n'a lien qui ne me semble vraisemblable. Pour le lieu, bien que l'unité y soit exacte, elle n'est pas sans quelque contrainte3. Il est constant qu'Horace et Curiace n'ont point de raison de se séparer du reste de la famille pour commencer le second acte : et c'est une adresse de théâtre de n'en donner aucune, quand on n'en peut donner de bonnes. L'attachement de l'auditeur à l'action présente souvent ne lui permet pas de descendre à l'examen sévère de cette justesse, et ce n'est pas un crime que de s'en prévaloir pour l'éblouir, quand il est malaisé de le satisfaire.
Le personnage de Sabine est assez heureusement inventé, et trouve sa vraisemblance aisée dans le rapport à l'histoire, (jui marque assez d'amitié et d'égalité entre les deux familles pour avoir pu faire cette double alliance.
Elle ne sert pas davantage à l'action que l'Infante à celle du Cîd, et ne l'ait que se laisser toucher diversement, comme elle, à ' la diversité des événements. Néanmoins on a généralement approuvé celle-ci, et condamné l'autre. J'en ai cherché la raison, et j'en ai trouvé deux. L'une est la liaison des scènes, qui semble, s'il m'est permis de parler ainsi, incorporer Sabine dans cette pièce, au lieu que, dans le (Jid, toutes celles de l'Infante sont détachées, et paraissent hors d'oeuvre :
. . . Tantam séries juncturaque pollet '■ !