Préface de la Parte xv de ses comédies
de Lope n'ont pas été réunis sans motif et doivent vraisemblablement avoir un auteur commun (1). Or, peut-on leur en supposer un autre que Cervantes, auteur avéré de la première de ces pièces, auteur probable de la seconde?... — Tels sont, en résumé, les points principaux de l'argumentation. En ce qui concerne Losliabladores et El hospital de los podridos, notons simplement qu'ils sont dignes de prendre place à côté des huit entremeses authentiques. Quant à La cárcel de Sevilla, si elle se trouve traduite en ce volume, c'est à titre d'exception. Après une première lecture de cette œuvre, la critique demeure confondue. Au lieu de l'impression de légèreté badine (2) que l'on s'était promise à fausses enseignes, on ne découvre en soi qu'un tragique sentiment dliorreur. Ces bruits de chaînes et de fers, ces rixes à main armée, cette sentence signifiée dans les formes, ce mépris fanfaron de la mort, ces litanies psalmodiées par des forçats, cet étalage brutal de vices et de crimes, font courir un frisson sous la peau des moins Imaginatifs. On cherche en vain dans la foule des intermèdes connu?, un morceau comparable à
1. Voir Gallardo, Ensayo, t. I, apéndice. — A. Fernandez- Guerra, Noticia de un precioso códice de la Biblioteca Colombina. — Navarrete, Vida de Cervantes.