‹ Introduction à l'étude et à l'enseignement de la scolastiqueChapitre 10 sur 19 · G. SÉAILLES · texte numérisé non relu

G. SÉAILLES

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sérieux des épisodes et l'incertitude du dénouemeni . )) On ravouera : ces affirmations si coi^iiraires à la doctrine chrétienne ont leur source première, non pas dans les données des sciences naturelles, mais dans une fausse philosophie. Elles sont, qu'on le remarque bien, d'origine essentiellement rationnelle. Elles reposent sur une conception erronée de certaines notions fondamentales comme celles du mérite, de la justice, de la liberté et surtout de la cause première. Tout c^la ne fait qu'illustrer la vérité de notre assertion, à savoir que l'étude de la théologie spéculative et scolastique est plus que jamais nécessaire aux défenseurs de la foi. En général, ce qui manque le plus aux savants de nos jours, c'est une étude séparée de l'abstrait.

Le choix de la matière oratoire dans l'immense trésor de la théologie catholique demande à être fait avec beaucoup de goût et de discernement. On sattachera de préférence aux vérités moyennes, à celles qui ont une relation plus étroite avec la mentalité contemporaine ou qui peuvent être facilement converties en sentiment. Enfin, on ne perdra jamais de vue ce qui est la conclusion même de cette étude, à savoir qu'il n'existe de rapport d'identité, ni pour le fond ni pour la méthode; entre l'éloquence et la scolastique. Le savant et l'orateur ne poursuivent pas le même but ; ils n'usent pas du même procédé d'exposition ni de raisonnement. En un mot, ils suivent des voies différentes. Nous avons voulu souligner ces différences^ et en rechercher la cause. La question valait la peine qu'on s'y arrêtât : elle regarde et intéresse autant la pratique que la théorie.

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