PP(/H)
l'enveloppe ir sur le plan tc est la
droite im^'»^
et ceci se démontre identiquement comme le théorème I du n° 41. En particulier :
Si PP'^o, la tangente à la ligne P au point P est la droite PP'.
Si tctt'^ g, la caractéristique de l'enveloppe tt au plan tt est la droite tttt'.
Théorème II. — Si, pour une valeur donnée de ty m et nsont les plus petits des nombres entiers non nuls x^ y {x </)> i^^s que
pp(x; p(y) ^ o, le plan oscillateur de la ligne P au point P est alors le plan PP('»)p(«).
TC7^(^)7^(j)^ o, le point de rebroussement de l'enveloppe tt sur le plan tt est le point it ^^'"^7:^"^
Dém, (à gauche). — Posons, à cet effet, Pi = P(^ + A) et appliquons la formule Taylor; il vient
flin /l'i—^ II"'
P, = P + /zP' + ...+ ::L-P(a/z) !-...+ ^! ^pm-l)+lL(p(«)4.Q)
où Q est une forme du premier ordre, telle que lim Q =0;
d'ailleurs on a, par hypothèse,
pp(/n)p(j')= o
pour j = /w4-r.
donc
et par suite
PP('«)Pi = —(??('«> P(«^-!-PP(«^Q),
lim posit P Pf'«) Pi = posit PP^'"' P^''^
Mais la droite PP('«) est tangente à la ligne P au point P, et par conséquent lim posit P^'^^P Pi est le plan osculateur au
point P.
Si PP'P"^ o, le plan osculateur de la ligne P au point P est le plan PP'P".
Si T^rJiz"^o, le point de rebroussement de l'enveloppe r. sur le plan i: est le point t^tz-k".
Dans le cas où la ligne P est une ligne droite, le plan osculateur en chacun de ses points est indéterminé; car, si P décrit une ligne droite P = œk-\- y^, où A, B sont des formes constantes et ^, y sont fonctions de /; mais alors
p(/n)^(m)A j^(m)B g^ pp(m)p(«) gg^ tOUJOUrS UUl. On
pourrait en dire autant pour une enveloppe axiale.
Si la ligne P est seulement une ligne plane, le plan osculateur, en chacun des points où la tangenle est déterminée, est le plan même de la courbe. En effet, le plan PP^'^^Pi a une position constante qui n'est autre que celle du plan de la courbe. Conclusions analogues pour une enveloppe conique.
Théorème III.
Si, pour chaque valeur de t, on aPP'P'P'Vo:
La lisne P est une courbe
gauche.
h. Les tangentes à la courbe gauche sont les caractéristiques de l'enveloppe osculatrice de la courbe P.
c. La courbe P est la ligne de rebrousseinent de l'enveloppe osculatrice de la courbe P ( ^ ).
Si, pour chaque valeur de f, on
a TZTi'izW" ^ o :
a. L'enveloppe tt est une enveloppe gauche.
b. Les caractéristiques de l'enveloppe gauche - sont les tangentes à la ligne de rcbroussement de V enveloppe.
C. L'enveloppe - est l'enveloppe osculatrice de la ligne de rcbroussement de l'enveloppe tt.
C) Soit un point P(0- Pour une valeur donnée de ^, imaginons que
Dém. (à gauche). — Si la ligne P est une ligne plane, on a P = xk +/B + ^C, où A, B, C sont des formes constantes et Xyf, z des fonctions de t; alors, quels que soient les nombres m, n, p {m<^n<:p), on doit avoir pp("Op(/op{p) q. et lorsque, pour chaque valeur de t, l'on a WV'V'^o, il en résulte bien la partie a du théorème énoncé.
Posons maintenant a=:PP'P": étant, par hypothèse, PP'P^^o pour chaque valeur de ^, l'enveloppe a est alors l'enveloppe osculatrice de la courbe gauche P; on a
a'=PP'P", a"=PP"P'"H-PP'P'\
p soient les plus petits des nombres entiers et positifs ic, j, z satisfaisant à a;<j)'<zet tels que PPWPcy)P(^) 5z£ o. La formule de Taylor, en posant P,= P(f }- A), donne successivement
PP,= ^ (??(-)+ QJ,
PP(-)P^= ^ (PP(-)P(")+ QJ,
PP(-)P(«)P^= ^(PP(-)P(")P(P)+QJ,
où Q,, Q2, Q3 sont des formes du premier ordre soumises à la condition lim Q,= lim 0^= limQ3= 0. En supposant que h soit l'infiniment petit principal, on voit que les distances du point P, au point P, à la tangente au point P et au plan osculateur en ce point P, ont respectivement pour ordre infinitésimal m, «, />; voilà une interpre'tation géométrique des nombres w, n, p qui donnent 'l'espèce de la singularité au point P. Nous ne voulons pas ici étudier plus en
détail les points singuliers des courbes. Voici un exemple : variant tp de
-» le point
P z= 0 4- cos^ 9 1 -H sin 9 cos 9 J + sin 9 K
décrit une fenêtre de Viviani, sur la surface sphérique de centre 0 avec l'unité
pour rayon; on a
P'P"P'"=cos9,
et le seul point P [ - ) = 0 -t- K est un point singulier de la courbe. Dans le point 0 + K, la tangente est la droite (0 + K) J et le plan osculateur est le plan (0 + K)J(2l — K); on a une singularité, car P'( - j est parallèle au
vecteur P"'(^)-
OQ CHAPITRE II.
et, pour les produits régressifs aa', aa'a",
aa'=: PP'P".PP'P'"= P"PP'P"'.PP'= PP'P'P '.PP', aoi'a"= PP'P"P"'.PP'.(PP"P"'+PP'P'') = — (PPT"P'")2.P,
d'où Ton décrit les égalités
positaa'= positPP', positaa'a"= posit P,
qui démontrent les parties b, c du théorème.
Théorème IV.
Si P(0 e^^ w/ze forme du premier ordre etP'{t) une forme continue telle que, pour une valeur to de t, P(?o)P'(?o) 9^ o, la tangente à la ligne P au point P(^o) est la position limite de la droite V{ti)?{ti)^ lorsque ti, t^ tendent vers la valeur to.
Si 71 ( ? ) est une forme du troisième ordre et 7z'{t) une forme continue telle que, pour une valeur to de t, 'K{to)Ti'{to) 9^ o, la caractéristique de l'enveloppe tz sur le plan 7r(?o) est la position limite de la droite 7r(?i) 71(^2), lorsque ?i, t.2 tendent vers la valeur to.
Ceci se démontre comme le théorème du n° 41.
Théorème V.
Si V{t) est une forme du premier ordre déterminée ainsi que F(0 et P"(0> et si P"(0 est, en outre, fonction continue tel que, pour une valeur to de t,
V{to)V'{to)V"{to)^o,
le plan osculateur à la ligne P au point P(^o) est la position limite du plan
lorsque ?i, t^^ t^ tendent vers la valeur to.
Si n(?) est une forme du troisième ordre déterminée ainsi que U'{t) et n"(0, et si T\" {t) est, en outre, fonction continue tel que, pour une valeur to de ?,
le point de rebroussement de V enveloppe n dans le plan n(fo) est la position limite du point
lorsque ^i, t^, t^ tendent vers la valeur to.
Dém, (à gauche). — On a mais
ce qui démontre le théorème.
a. On appelle plan normal à la ligne P au point P le plan qui passe par le point P perpendiculairement à la tangente au point P; on appelle encore plan rectifiant au point P de la ligne P le plan mené par la tangente au point P perpendiculairement au plan osculateur en ce point. Si, par exemple, le plan pp('«)p(«) est osculateur au point P, les plans P|(PP('").w) et PP^'") | (PP('«)P('^). co) seront respectivement normal et rectifiant en ce point.
On appelle normale principale de la ligne P au point P la droite commune aux plans osculateurs et normal en ce point ; binormale, l'intersection des plans normal et rectifiant. Si le plan pp('«)p(«) est osculateur au point P, en supposant que P(0 est un point, P^'") et Pc^^ sont des vecteurs et les plans P I P^'"^ ppc'") I p('^o p(«) sont respectivement les plans normal et rectifiant au point P : la binormale est la droite P|P(m)p(n) est la normale principale (PiP("0).pp('«)p(«).
b. Soient 0, 1, J, K les éléments de référence d'un système coordonné cartésien; si nous posons
p = 0 + xl+jj +sK,
que Xf /, z soient des fonctions de ^, le point P décrit une
courbe. Si pp(/«)p(«) est le plan osculateur au point P, alors
en posant
Q = 0 -f XI + YJ + ZK,
on voit que le point Q est un point de la droite PP^'"^ quand les vecteurs Q— P, P^'"^ sont parallèles, et que Q est un point du plan pp(/«)p(«), lorsque les vecteurs Q — P, P^'"', P("^ sont complanaires. Il en résulte que l'équation de la tan-
go CHAPITRE II.
gente au point P est
X^n) yi/n)
ot celle du plan osculateur
zUn)
zin)
Dans le cas de coordonnées rectangulaires, le plan
pp(m) I pCm) p(«)
(plan rectifiant) a pour équation
^(m) yim) 2,^m)
y Un) r^Un)
2,Un) x^fn)
xi m) jUn)
zUi) x^u)
X^n) yUl)
et le plan normal est enfin
(' X — X) X^tn) + ( Y j) j(m) ) (Z 2 ) s{/«) = o.