Soit
f {x) =z Mo -f- U^X + U,X- + ...
une série qui procède suivant les puissances entières et positives de x,
convergente pour les valeurs de x inférieures en valeur absolue à un certain nombre positif, et dans laquelle enfin u^ est difl'érent de zéro.
Il résulte du paragraphe 108 que l'expression - — - a un sens et est
continue pour les valeurs de x suffisamment voisines de zéro.
Je vais montrer qu'il existe un nombre positif a tel que dans
l'intervalle ( — a, a) l'expression -7— soit développable en une série
qui procède suivant les puissances entières et positives de x. Cela résultera de la proposition suivante :
Soit
une série procédant suivant les puissances entières et positives de x, et pour laquelle les coefficients a^, a^, ..., a„, ... soient, en valeur absolue, au plus égaux à 1 ; cette série sera manifestement convergente pour les valeurs de x inférieures à un en valeur absolue. Je dis qu'il existe une série
convergente pour toutes les valeurs de x inférieures à - en valeur
absolue et telle que l'on ait, pour toutes ces valeurs,
Si la série à {x) existe, le produit 9 (a?) X ^ {oc) pourra se représenter (§ 58) par la série
en posant
c„ = a,, H- rt„, b^ + ... + tti b„i -h &„,
et, en vertu du paragraphe précédent, on doit avoir
176 THÉORIE DES FONCTIONS d'cNE VARIABLE.
ces équations déterminent les coefficients b^, h^, ..., h,„ ..., et, en vertu de la supposition,
les équatiorts précédentes donneront pour />,, b.^, ..., b,„ ... des valeurs qui devront satisfaire aux inégalités que voici :
1 6J ^ 1 4- 1 ou 2,
I ^3 I ^ 1 + 1 + 2 ou 2%
I &„ I ^ 1 + 1 + 2 + 2^ + ... + 2"-' ou 2"-',
or la série dont les coefficients sont des nombres qui vérifient ces
inégalités, est absolument convergente tant qu'on a | a; | <; - ; son
produit par ç (x) est bien égal à un, si les coefficients vérifient les équations
Cj r= 0, C, =r 0, ..., C„ = 0, ...
Il .suit de là que l'équation '^ (x) =z 0 n'a pas de racine entre
— ;; et -5 et que, dans cet intervalle, la fonction — -, — peut être 2 2 "^ ' 9 {x)
développée en une série procédant suivant les puissances entières et
positives de x.
Si maintenant, on se reporte à la série proposée f {x), on voit, en
y remplaçant x par A;;, qu'elle prend la forme
:;) = uAl + -^ z-h ...+ -^~ ;" + ... ; \ «0 Wo J
'expression \/ — pour >i = 1, 2, 3, ..., l'expression -jjj-rr pourra
si le nombre k est inférieur à toutes les valeurs que peut prendre
être développée en une série procédant suivant les puissances entières
et positives de ;, valable tant que l'on aura | ; | <: -; par conséqueni
l'expre.ssion - — - sera développable en une série procédant suivant les
puissances entières et positives de x, valable tant que l'on aura | x <: -■> en sorte que la valeur absolue de la plus petite racine de l'équation
est certainement supérieure à - •
Quant à l'existence du nombre /.•, elle s'établit comme il suit; soit a un nombre positif pour lo(piL'l la série f {x) soit convergente, on aura
lini I u„ I «" = 0,
et, par suite, on peut prendre p assez grand pour que, sous la condition n ^ p, on ait
I "„ I «" < I «0 N il suffira dès lors de prendre k plus petit que a et que les nombres
Si l'on considère maintenant une expi'ession de la forme ^^^-^>
où f (x) a le même sens que précédemment et où ç (x) désigne une fonction développable en une série procédant suivant les puissances entières et positives de x, convergente pour les valeurs de x qui sont, en valeur absolue, inférieures à un certain nombre positif, les deux
séries qui représentent ç (x) et —— -^ seront absolument convergentes ^ f{x) ^
pour les valeurs de x moindres en valeur absolue qu'un certain
nombre positif a; en les multipliant, on arrivera à une égalité de
la forme
qui sera valable pour ces valeurs de x. La règle de la multiplication montre d'ailleurs que les p premiers termes de la série qui ligure au second membre ne peuvent être nuls que si les p premiers termes
de la série cp (x) sont nuls.
Tanneev. — Théofie. 12
178 THÉORIE DES FONCTIONS d'unE VAIilAIiLE.
Supposons mainfenant que f (x) soit, toujours développable en une série qui procède suivant les puissances entières et positives de x, mais que cette fonction s'annule pour x = 0; elle pourra se mettre sous la forme a?" 6 (x), en désignant parn un nombre entier positif et par ^ (x) une série procédant suivant les puissances entières et positives de x dans laquelle le ternie indépendant de x n'est pas nul; on aura alors, pour toutes les valeurs de x inférieures en valeur absolue à un certain nombre positifs, une égalité de la forme
et par conséquent, pour ces rnèrnes valeui's de x, sauf la valeur zéro,
? {3C) W, fCj r„,
et it'o ne sera pas nul, si l'on n'a pas 9 (0) = 0.
o (x\ On a mis ainsi ' . . ^ sous la forme de la somme d'une fonction f[x)
entière en -•>
qui, d'après une proposition bien connue concernant la façon dont se comporte un polynôme entier quand la variable augmente indéfiniment, augmente indéfiniment quand x tend vers zéi'o et d'une série it'„ + u'„ + i, X + ... dont la somme est finie quand x est suffisamment voisin de zéro.