RACINES
sanskrit que dans (ûrna-)vâbhih « araignée », littéralement « qui tisse (de la laine) ».
La notion de « coudre » est nettement indiquée par : skr. syütâh « cousu », sîvyati « il cqud », lit. siüti « coudre », v. si. siti, got. siujan, lat. suere ; lat. sûbula (de *südhlâ) et v. si. silo (pol. szjdlo) « alêne » ; v. h. a. siula « alêne ».
La racine qui signifie « vêtir, se vêtir » d’une manière générale se présente sous forme simple dans lat. ind-uô, ex-uô, ombr. an-ouihimu « induitor », lit. aüti « se chausser » et av^ti « être chaussé », v. si. ob-uti « mettre (une chaussure) », arm. aganim « je m’habille », azud « soulier », zd aoQr'dm « soulier », et, sous forme élargie *wes-, dans skr. vâste « il s’habille », hom. (F) scjTai, lat. uestis, arm. %-gest « vêtement », tokharien B wastsi « vêtement », got. wasjan « vêtir, se vêtir ».
« Conduire un char, aller en char » est exprimé par skr. vàhati, zd vazaiti, v. si. ve%o, lit. ve%ù, lat. uehô ; le « char », par v. si. vo%ü, gr. oyoç, v. h. a. wagan, irl. fèn ; le chemin où passent les chars, par got. wigs, v. h. a. weg ; le verbe germanique signifie « mettre en mouvement » ainsi got. gd'ivigan. D’autre part skr. yàti, v. si. jado, lit. jôju indiquent l’idée de « aller dans un véhicule [char ou bateau] » ; et en regard de cette racine qui est seulement indo-iranienne et balto-slave, un mot occidental pour l’idée de « aller dans un véhicule » est attesté par v. h. a. rit an, v. angl. ridan, v. isl. rida, irl. rîadaim, et par gaul. rida « char ».
« Ramer » se dit : v. isl. rôa, lit. irti ; « rameur » : skr. aritâr-, gr. âpÉTYjç; « rame » : lat. rèmus , v. h. a. ruodar.
Les langues de l’Europe ont pour « labourer » une même racine attestée par v. si. orjo « je laboure », lit. ariù, got. arja, irl. airitn, lat. arô, gr. àp6a), et l’arménien même a arazur « charrue » = lat. aràtrum . Mais l’indo-iranien ignore ce mot, sans doute parce que les tribus qui parlaient des langues indo-iraniennes l’ont perdu à la suite d’une période transitoire de vie nomade. Pour « moudre » avec la pierre à broyer (skr. gravan-, irl. brô , gall. breuan, lit. gïrnos, v. si. \rüny, arm. erkan), la racine *meld- de gr. puüXvj , lat. molô(v. p. 169) est inconnue à
VOCABULAIRE
l’indo-iranien ; mais en face de gr. àXsw, arm. alam « je mouds », l’hindi a âtà, le sogdien V5 (lire arti) « moulin » et le persan ârd « farine » ; une racine indo-européenne signifiant « moudre » est donc attestée en indo-iranien. Du reste, il y a une racine indo-européenne *peis- qui signifie « piler (dans un mortier) » ; skr. pinâsti « il pile », pistâh « pilé, écrasé », pistàm « farine » ; lat. pinsô, pistor « celui qui écrase », pllum « pilon », plia « mortier » ; gr. TCTiffŒOï ; lit. paisÿti « ôter la balle de l’orge » ; v. si. pïxati « XaxTfÇeiv », pïsenica « blé ».
Le verbe qui signifie « forger » ; v. si. kovo, lit. kâuju, v. h. a. houwan , et avec un élargissement, lat. cüdô , est comme plusieurs autres mots « de civilisation », inconnu au grec, à l’arménien et à l’indo-iranien, et limité aux dialectes septentrionaux et occidentaux de l’indo-européen.
Le nom de l’instrument qui sert à forer des trous, gr. xépzxpov, lat. terebra , v. irl. tarathar est emprunté à une racine *terï- *trë- « user en frottant » : gr. xdp w, lat. terô, v. si. ttro, etc.
Skr. krinami (ancien krinâmi), v. russe krïnu, v. irl. crenim, gall. prynaf attestent un présent à infixe nasal signifiant «j’achète », d’une racine dont skr. krayâh « achat », tokh. B karyor « achat » et l’aoriste gr. 'ïrpiasÔai « acheter » fournissent d’autres formes. Mais il ne suit pas de là, que les notions de « vendre » et« d’acheter » étaient nettement opposées ; car les mêmes langues ne présentent pas toutes pour « vendre » un terme commun.
La racine *peikr signifiait sans doute « faire des marques », au moyen d’incisions, et aussi au moyen de taches de couleur ; elle a fourni : skr. pimçâti « il orne, il arrange », v. perse ni-pi 0- « écrire », v. si. pisç « j’écris », tokh. B pinkam « il écrit », skr. péçah et zd paësô « forme, couleur », lit. païsinli « tacher de suie », v. h. a. fèh, v. angl. fàh, got. filufaihs « de couleurs variées », synonymes de gr. tcouu'Xcç et de v. si. pïstrü (tandis que gr. m v.poq signifie « amer », littéralement « mordant, coupant », comme got. baitrs, ail. bitter).
« Traire » est exprimé dans la plupart des langues d’Europe par une même racine; lat. mulgeô, m. irl. bligim (de *mligim ) « je trais », v. h. a. milchu, lit. mél^u (tnél%- sans doute de