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III. — - Dialectes italo-cel tiques

Très différents entre eux, au premier aspect, les dialectes italiques et celtiques semblent cependant avoir passé par une période de développement commun attestée par des particularités singulières : le génitif en -l des thèmes en -o-, les formes du passif et du déponent, des subjonctifs en -à et en -s- indépendants des autres thèmes verbaux, comme uenam en regard de ueniô et de uênï , etc.

i° Dialectes italiques.

Le seul groupe de langues indo-européennes autres que l’indoiranien et le grec qui soit attesté antérieurement à l’ère chrétienne est celui des dialectes dits italiques. Les langues d’Italie sont toutes notées avec des alphabets d’origine grecque. L’étrusque, qu’on n’a aucune raison de rattacher à l’indo-européen, n’en fait pas partie, non plus que divers parlers indo-européens dont on a des inscriptions courtes et d’interprétation hypothétique :

LES LANGUES INDO-EUROPÉENNES

le vénète, le messapien, par exemple, n’ont rien de commun avec ces dialectes, qui forment deux groupes : le latin et l’oscoombrien :

i° Le latin, représenté par le parler de Rome et des environs de la ville, n’est réellement un peu connu qu’à partir de la seconde moitié du me siècle av. J. -G. ; les textes plus anciens, non datés, ont peu d’importance; on sait peu de chose des parlers ruraux, qui, à en juger par les anciennes inscriptions de Préneste, différaient notablement de celui de Rome. La langue de la bonne société romaine, toute nourrie de l’influence grecque, est devenue une langue de civilisation, rigoureusement fixée dès avant la fin de l’époque républicaine. Le type en est encore archaïque comme celui de l’indo-iranien et du grec ; mais le développement en est relativement avancé ; le système phonétique et le système morphologique offrent beaucoup de traits nouveaux.

Par l’effet de la conquête romaine, ce latin cultivé est devenu la langue de toute la partie occidentale de l’empire romain et, quand l’empire s’est dissous, il s’est développé d’une manière indépendante dans chaque localité ; avec la constitution des nouvelles nations europénnes, il s’est établi ainsi une série de langues indépendantes les unes des autres qui représentent autant de formes du latin : l’italien, l’espagnol, le portugais, le français, le provençal, le roumain, etc. Depuis le xvie siècle, la colonisation européenne a donné à ces formes récentes du latin une extension nouvelle : le portugais est la langue du Brésil, l’espagnol celle du reste de l’Amérique du Sud et de l’Amérique centrale jusqu’aux États-Unis au Nord, le français est parlé au Canada, en Algérie et sur un grand nombre de points d’Amérique, d’Afrique et d’Asie. Grâce à ces extensions successives, la langue de Rome s’est répandue sur presque toutes les régions du monde.

2° De l’osco-ombrien, il ne reste que des débris :

cl. L’ombrien n’est guère connu que parles tables eugubines, rituel de sacrifice, non daté, antérieur à l’ère chrétienne, gravé en partie avec un alphabet spécial, en partie avec l’alphabet latin.

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