‹ Introduction à létude comparative des langues indo-européennesChapitre 40 sur 129 · SL · texte numérisé non relu

SL

INDO-IRAîl.

VOYELLES

« semence », en regard de lat. së-men, së-uï, lit. sèti « semer ». Quand on n’a ni la forme indo-iranienne ni une alternance vocalique, il est impossible de déterminer si l’on est en présence de *a ou de *9, ainsi dans le nom du « sel » : arm. al, gr. aXç, lat. sâlës (pluriel), v. irl. salann, got. sait , v. si. soit.

En seconde syllabe non finale de mot, i.-e. *2 tombe en iranien, slave, baltique, arménien et germanique ; ainsi à skr. duhita « fille », gr. ôuyaTYjp (avec une correspondance inexpliquée de#skr. h et de gr. y), tokharien B tkâcer répondent : gâth. dugddâ (dissyllabique), persan duxt, v. si. düsti, lit. duktl, arm. dustr, got. dauhtar . Dans la syllabe finale du mot, 2 subsiste : v. h. a. anut (de *anud) « canard », où « représente *d} en regard de lat. anas. Après les sonantes y, w, r, l , m, n, la chute de *2 a eu pour conséquence en baltique, en slave, et peut-être même en germanique, une intonation particulière de la diphtongue que formait dès lors devant une consonne suivante la sonante avec la voyelle précédente : à une diphtongue sanskrite an répond une diphtongue lituanienne montante et à double sommet (douce) en : skr. mantrah « formule de prière », lit. ( pa-^menklas « monument » ; au contraire, à un groupe tel que skr. ani issu de i.-e. *en2 répond une diphtongue lituanienne descendante à un seul sommet (rude), én ; ainsi, avec m : skr. vàmiti « il vomit », vamitvâ « vomir », lat. uomitus : lit. vémti « vomir », ou, pour n lit. ântis « canard » en face de lat. anas. Le slave présente des faits parallèles à ceux du lituanien. Après yf le sanskrit représente 2 par a en première et en dernière syllabe du mot et l’amuit par ailleurs. Le grec n’admet pas le représentant de 2 après une syllabe à vocalisme 0, d’où Top^.oç « trou », en regard de xsps-Tpov « tarière », Tuopvyj « courtisane », en face de hom. zip aac a « j’ai vendu », etc. L’élément est donc sujet à s’amuir en des circonstances diverses.

Devant voyelle, *2 n’est conservé dans aucune langue : la 3e personne du pluriel de skr. vâmi-ti est vam-ânti « ils vomissent » ; en regard de skr. jani-ta « parens », gr. vevs-iwp, lat. geni-tor (de *genatôr ), on trouve seulement skr. jân-ah « race », gr. yevcç, lat. gen-us.

PHONÉTIQUE

2° A côté de *9, quelques correspondances engagent peut-être à reconnaître une voyelle réduite désignée ici par *°, qui alternerait avec è, o, et qui est représentée en latin et en arménien par a, en grec par i, en germanique par u.

arm. tasn « dix », v. h. a. %wein-%ug « vingt », en regard de gr. Sexa, lat. decem, etc.

lat. quattuor, si. *cïtyr- (supposé par tch. ctyri « quatre », etc.), hom. 7:(<7i,peç, en regard deatt. xérrapeç, skr. catvârah, lit. keturï, v. si. cetyre, etc. •

Les voyelles de timbres e, o , a existent aussi avec la quantité longue et sont attestées avec cette quantité parles correspondances suivantes :

GR

LAT

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