V. SL
LIT
ARM
GR
LAT
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apt.
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am
am
Notes :
i° Skr. e et o sont des longues issues d’anciennes diphtongues indo-iraniennes ai, au conservées en vieux perse ; le fait qu’elles représentent des diphtongues est reconnaissable en sanskrit même et a été vu par les grammairiens indigènes. — Les diphtongues
84 PHONÉTIQUE
indo-européennes en *1 sont représentées par des diphtongues sanskrites en r.
2° Les conditions de la différence des traitements e d’une part, et , ai de l’autre, en letto-lituanien ne sont pas complètement connues. Le vieux prussien conserve exactement les diphtongues.
3° Les diphtongues ei, oi, ou sont encore notées sur les plus anciennes inscriptions latines et n’ont pas été entièrement réduites à i, ü, ü avant la fin du me siècle av. J. -G. — L’osque a exactement conservé les diphtongues, ainsi 3e p. plur. deicans en regard de lat. dicant ; dat. plur. nesimois en regard de lat. proximïs (même sens).
4° SI. -i représente i.-e. *-oi, *-ai à la fin du mot dans certains cas ; la règle ne se laisse pas clairement déterminer.
5° Le passage de er, el, or , ol à rè, le, ra, la n’est pas slave commun : le russe répond à v. si. ra, la par oro, olo et le polonais par ro, lo ; à v. si. rè issu de *er, le russe répond par ere, le polonais par rge, r%om, à v. si. lè issu de *el, le russe répond par olo, le polonais par le ou lo. Il y a des traitements spéciaux à l’initiale.
6° Arm. er, or , ar en certains cas, surtout devant n.
Exemples de quelques diphtongues :
*ei.
gr. ehi « il ira », skr. éti « il va », v. perse aitiy, zd aëiti,
lat. it (de *it, *eit[i], cf. û), v. lit. eiti « il va ».
v. pruss. deiws « Dieu », lit. devas « Dieu » (mais deive « fantôme », de *deivie)y lat. deus (de *deios, *deiuos) pluriel dïuï, osq. deivai « diuae », v. h. a. Zïo et v. isl. Tÿr (de germ. *tïzua%),
irl. dïa, skr. devâh « dieu », zd daèvô « démon ».
*au :
lat. augmen « accroissement », lit. augmü génitif augmehs « croissance », skr. ojma génit. ojmanah « force » ; lat. augère, got. aukan « croître » ; gr. aùçavü).
*on :
v. si. poil « chemin », arm. huti « passage », skr. pânthàb, zd
SONANTES
pantâ (avec t issu de th après n) « chemin » ; lat. pons « pont », et sans doute gr. zovtoç « mer ».
*om :
gr. ycpupcç « dent », v. si. \çbù « dent », lit. gambas « angle formé par les côtés d’une poutre », v. isl. kambr « peigne » (ail. kamm ), skr. jâmbhah « dent ».
*er :
lat. uertô « je tourne », skr. varie « je me tourne », got. wairftan « devenir », lit. vefsli « tourner » ; v. si. vrëteno (russe veretenô, pol. wr^eciono ), irl . fer tas et gall. gzuerthyd « fuseau ».
*or :
lit. vartÿti « tourner », v. si. vratiti (russe vorotit', polon. wrôcic ), got. fra-wardjan « gâter » (cf., pour le sens, lat. peruertere ), skr. vartâyati « il fait tourner ».
*al :
gr. à Açr, , lit. algà « salaire », skr. arghâh « prix, valeur », ossète ary « prix » ; exemple incertain, parce que gr. aX peut reposer sur i.-e. */, et lit. al, indo-iran. ar sur i.-e. *ol.
Après une voyelle et devant une consonne, une sonante ne peut en principe avoir d’autre forme que celle de second élément de diphtongue : ainsi, en face de « je brise », l’éolien a
un aoriste sùpayYj et non un adjectif aupvjXTOç et non
*à-/’pY2/,Toç(hom. appr^xoç est refait sur pïftvüpii) ; le parfait moyen de véd. yàjati « il sacrifie » n’est pas *ya-yj-e, mais yejé, c’estdire *ya-ij-ai.
Outre les correspondances précitées, il en existe une seconde
série qui est surtout claire en indo-iranien,
et, dans une moindre
mesure, en grec :
skr.
ai
au
an
am
zd
ai
au
an'
am
âr
Yjt
Sr-
àv
an
Ce sont les diphtongues
à premier
élément long,
soit i.-e. *èi,
PHONÉTIQUE
eu, *èn, *êm, *èr (et *e/), etc. Rien n’indique pour ces diphtongues la durée de voyelle longue plus sonante, c’est-à-dire trois temps, alors que les diphtongues à premier élément bref auraient eu deux temps seulement ; dans les vers védiques et grecs anciens, une diphtongue à premier élément long compte pour deux temps comme une longue ou une diphtongue à premier élément bref ; or, d’autre part, pour que le premier élément d’une diphtongue semble long, il suffit qu’il soit plus long que la voyelle ne l’est dans le premier type, et que la sonante soit relativement brève ; la différence entre *êi et *ei peut donc avoir consisté simplement en ceci que, dans *ëi, Ye était plus long et Yi plus bref que ne l’étaient respectivement e et i dans *ei. Ce qui rend probable qu’il en était ainsi, c’est que la sonante des diphtongues à premier élément long s’est souvent amuie soit au cours de l’histoire des diverses langues, soit déjà en indo-européen Ainsi la diphtongue *-ôi, encore notée en grec ancien, du datif zd vdhrkài , gr. Xuxon (écrit Xuxw), lit. vilkui (avec -ui représentant *-ôi} tandis que -ë, issu de -ai, représente *-oi) s’est progressivement réduite à -ô en grec où la prononciation -ô de l’ancien -ü/. est générale au moins dès le 11e siècle av. J. -G.
Les diphtongues à premier élément long tendent à se transformer en diphtongues à premier élément bref devant consonne suivante du même mot ; ainsi à la finale *-ôis de l’instrumental pluriel attestée par skr. vfkaih, zd vzhrkâis, le grec répond par -oiç, le lituanien par -aïs, le latin par -ïs (issu de -eis, anciennement *-ois ) : gr. Xuxotç, lit. vilkaïs, lat. lupïs (cf. osq. nesimois « proximis »). Le grec répond à skr. dyâuh « ciel » , gâuh « bœuf » , nâuh « bateau » par Zeuç, (âoüç, vauç, avec su, ou, au, et non avec *yju, *o)u, *àu ; si l’ionien a vyjüc, c’est que la longue des autres cas, acc. sing. *va/"a, génit. *vàFoq, etc., y a été introduite par analogie ; et en effet Zsuç et (âoüç dont la flexion n’avait de voyelle longue qu’au nominatif (et à l’accusatif) singulier ont conservé eu, ou dans tous les dialectes. Les diphtongues à premier élément long ne subsistent donc universellement qu’à la finale, ainsi gr. xaiV jp, azp.ü)v, v^epàv. Dans l’Inde, les diphtongues ai et au qui représentent les diphtongues à premier élément long, encore
SONANTES
distinctes en sanskrit, se confondent avec les autres dans les prâkrits .
Dès l’époque indo-européenne, l’élément sonantique relativement bref des diphtongues à premier élément long a disparu dans certains cas ; par exemple, l’accusatif pluriel des thèmes en *-â- avait, du moins dans certaines positions, *-â-s issu d’un ancien *-â-ns : skr. - âh , lit. -as (d’un bal tique ancien *-ôs) ; le grec a réintroduit la nasale (d’après les autres déclinaisons) et abrège en conséquence la voyelle à, d’où *-àvç, conservé en crétois par exemple, et c’est ainsi que l’accusatif pluriel de ion. att.
est *TÎp.avç, d’où ion. att. xïpuzç, lesb. xip.atç. De même i et u sont tombés dans les accusatifs indo-européens des thèmes *dyeu- « ciel, jour », *gwou- « bœuf », *rêi- « richesse » : skr. dyàm, gam et hom. Zvjv, dor. gôv, lat. rem, c’est-à-dire *dyëm, *gv'ôm, *rèm, de *dyèum, *g'"ôum, *rèim, pré-indo-européens.
En indo-européen, le point d’articulation de la sonante nasale était indépendant de celui de la consonne suivante : le lituanien a m devant t, par exemple dans simtas « cent », remti « appuyer », le gotique devant^ ainsi dans ga-qumfts « arrivée », et devant s, ainsi dans ams « épaule ». Si donc on trouve, pour une ancienne m, une n devant dentale, c’est par suite d’une innovation : ainsi devant t dans lat. centum et devant d dans got. hund « cent » . De même il est possible que la nasale gutturale devant une occlusive gutturale provienne d’une innovation de chaque dialecte, bien qu’elle soit assez générale : skr. ankâh « crochet », gr. oyzsç ; lat. quînque (avec i issu de e devant nasale gutturale tandis que e subsiste devant n dentale, par exemple dans centum ) ; le sanskrit a une nasale palatale devant palatale et une nasale gutturale devant gutturale : skr. pdnca « cinq » et pankiïh « groupe de cinq » .
c. — Sonantes voyelles devant voyelle.
Il arrive souvent qu’un groupe phonétique constitué par une sonante suivie d’une voyelle forme deux syllabes ; alors la sonante est représentée dans toutes les langues indo-européennes par une voyelle brève suivie du phonème qui représente la sonante con-
PHONÉTIQUE
sonne intervocalique. On peut désigner ces groupes, par exemple devant la voyelle e, de la manière suivante :
*°ye, *°we, *°re, *°le , *°ne, *°me.
v Mais comme, en fait, *°yet *°w se comportent toujours de même que *i et *u voyelles suivies de *y et *w, on écrit dans ces deux cas :
*iye , *uwe.
Exempl
*iy.
es
gr. gt 6q « arc » (le y intervocalique tombe en grec), véd.
j(i)yà « corde d’arc » (écrit jyâ, mais encore dissyllabique dans
plusieurs passages du ^gveda), lit. gijà « fil de trame ».
uw :
véd. d(tî)vâv , d(u)va « deux » (orthographiés dvav, dvâ, mais dissyllabiques dans les vers), zd d(u)va (dissyllabique), hom. hua, att. Bjo, lat. duo , v. si. düva.
skr. génit. bhruvâh « du sourcil », gr. oypôoç de *o ypôfo;, v. si. accusatif brüvl, lit. accus, brùvi.
Le traitement des autres sonantes voyelles devant voyelle est résumé dans le tableau suivant :
SKR.
zo
ARM
GR
LAT
IRL.
GOT