‹ Introduction à létude comparative des langues indo-européennesChapitre 87 sur 129 · NOM. PLUR · texte numérisé non relu

NOM. PLUR

NOM. ACC. DUEL

(gr-

li.YJT£p-a

|J.YjT£p

|J.YjT£p-£Ç

1 véd.

mâtàr-am màtar

mâtâr-ah

mâtàr-â

j lit.

môter-i

môter-(e)s

môter-[i ]

( v. si.

mater-i

mater-[i J

mater-\i\

gr-

axaiop-a

aTuaiop

à^a-op-£;

aTcai op-£

et de même :

véd.

suno « fils »

sünâv-ah

lit.

sünaü

v. si.

synu

synov-e

gr-

niyîF-z;

rAytF-i

ou, pour les thèmes en *-z- :

skr.

âhe « serpent »

âhay-ah

lit.

nakte « nuit »

v. si.

poti « chemin »

potïj-e

gr-

FLEXION

Mais ici à l’accusatif singulier, au lieu des formes à vocalisme e, de l’élément prédésinentiel, on trouve, d’après les nominatifs en *-us et en *-is, des formes à vocalisme zéro ; ainsi à l’accusatif dès l’indo-européen : skr. sünü-m, lit. sünu (v. pruss. sunu-n ), v. si. synü, dor. wa^u-v ; skr. âhi-m , lit. nâkti (v. pruss. nakti-n ), v. si. poti, gr. o<pt-v ; au vocatif singulier, dor. 071 ; au

nominatif-vocatif-accusatif duel, dès l’indo-européen, skr. sünu, v. si. syny, lit. sünu (de *sünü) ; skr. âhl, lit. naktï (de *naktÿ ), v. si. poti.

C’est aussi à l’influence du nominatif singulier qu’est due la longue déjà indo-européenne, mais anomale, de l’accusatif skr. gam « bœuf », dor. gôv, i.-e. *gV{ôm} anciennement *g*ou-m, d’après le nominatif *g'*ôu-s (skr. gâuh ), et de skr. dyam « ciel », hom. Z?jv(a), lat. diem, i.-e. *dycm, anciennement *dyêu-m d’après le nominatif *dyëu-s (skr. dyâu-h ), v. p. 87. Si la longue était ancienne, l’aspect de l’accusatif serait autre, comme le montrent les formes de *nâu- « bateau », dont Y à est commun à toute la flexion du thème ; l’accusatif singulier est ici : skr. nav-am, gr. *vâ/a (hom. vvja, ion. v£à).

Le nominatif-vocatif-accusatif neutre singulier a d’ordinaire le vocalisme zéro de l’élément prédésinentiel (la désinence étant zéro) ; ainsi :

skr. mâdhu « miel, hydromel », gr. piôu, v. pruss. meddo « miel » (avec 0 représentant ü ), skr. svâdü « doux », gr. r^u.

skr. nama « nom » (avec a représentant *«), gr. ovo [za, lat. nômen.

skr. yâkrt « foie », gr. ypcap, lat. iecur.

Mais on trouve aussi, sans qu’on puisse déterminer dans quelles conditions, le degré long: gr. uBwp, t éxjjiwp à côté de —

Le vocalisme n’est 0 ou e que là où le suffixe n’a pas de sonante qui puisse se vocaliser :

skr. mân-ah « esprit » gr. piv-oç

skr. durman-ah « qui a mauvais esprit » gr. Sj<jp.£v-sç,

et même dans ce cas, le vocalisme zéro de l’élément prédési-

LE NOM

nentiel apparaît parfois après une racine dissyllabique dont le *? fournit la voyelle nécessaire à la prononciation :

skr. kravi-h « chair crue » gr. y.pî(F)oc-ç

ou aussi après u : skr. âyu-h « durée » (cf. le locat. gr. x\F-éz)*

Le collectif servant de nominatif-accusatif pluriel neutre a souvent le degré long devant la finale -2 ou zéro, ainsi :

skr. ghrtâvânt-i « pourvus de ghrta (beurre fondu) », zd mï\davan « pourvus de salaire » (avec -an représentant indo-iran. *-ânf)', dans gr. (xpia-)y.cvT-a et arm. ( ere-^sun « trois dizaines »r le second élément est un pluriel neutre ; ici le grec et l’arménien ne distinguent pas *0 de *0.

skr. catvar-i « quatre », got. fidzvor.

skr. namân-i , zd nâmçtn {-an de iran. *-ân) « noms », got. hairton-a « cœurs ».

zd manâ {-â de iran. *-âs ) « esprits », v. angl. (northumbrien) calfur « veaux » (avec - urde*-ôr , ancien *-ôrô).

Ailleurs, il y a le vocalisme zéro :

véd. tri, v. si. tri, lat. trï-{gintâ ), etc. (avec i.-e. *-i, c’est-àdire *-y-2), et gr. t p (a, lat. tria (avec *-iy-d).

véd. mâdhü (avec i.-e. *-ü, c’est-à-dire *-w-2) ; lat. genu-a (avec *-uw-d).

véd. namâ « noms » (avec i.-e. *-#, c’est-à-dire *-n-d).

Le locatif singulier a un vocalisme prédésinentiel caractéristique : voyelle brève e, ainsi dans skr. netâr-i « chez le conducteur » avec a représentant *e , en regard de l’accusatif netâr-am, qui a unâ supposant un ancien *0, et du datif netr-é à vocalisme prédésinentiel zéro; de même le locatif véd. dyâv-i « au ciel »y identique à lat. Iou-e (de *dyew-i)j s’oppose au génitif à vocalisme prédésinentiel zéro véd. div-âh, cf. gr. Aif-ôç- Ce vocalisme est conservé dans les deux locatifs grecs à désinence zéro devenus adverbes : od(F)i't, qui rappelle le type skr. àhan « de jour », et a’.(/’)s- (en regard de a’.w, c’est-à-dire *ai>Fc[A]a), ou,

FLEXION

avec désinence *-1, a!(^)e t (-£i de -£[ù]-t). — D’autres locatifs singuliers, à désinence zéro, ont un vocalisme long, ainsi skr. vasâu, zd vanhâu « dans le bien », avec un ancien *-ôu (o\i*-êuT), qui alterne, suivant ce qui a été exposé p. 187 et suiv., avec le *-ô attesté par l’adverbe v. si. doma « à la maison » (du thème en *-u- *dom-eu- ) ; véd. gira, zd gara « dans la montagne » (du thème indo-iranien *g°rai- ) dont le *-â final indo-iranien représente un ancien *-ê ou *-ô9 alternant avec *-ëi ou *-ôi ; zd ayan « de jour » (avec *-an de *-ân , ancien *-ên ou *-ôn) ; peut-être l’adverbe gr. vùrccop, etc. C’est sur un vocalisme long que paraît reposer la longue du type hellénique en *-i- de hom. toX yji, att. ’tcqXyj, où la désinence *-i de datif et de locatif a été ajoutée suivant l’usage grec.

Les cas restants ont tous une désinence commençant par une voyelle ou une sonante voyelle, et qui n’est jamais la désinence zéro : génitif-ablatif singulier : *-es, -os, -s ; datif singulier : *ei, i, génitif pluriel *-om, *-on, accusatif pluriel masculin-féminin *-ns, génitif duel *-ou(s ), nominatif-vocatif-accusatif duel neutre *-î. Ces cas offrent deux types de vocalisme prédésinentiel distincts suivant les mots :

: 0 Vocalisme e, et aussi, au moins au génitif-ablatif dans les thèmes en *-z- et *-u-, vocalisme 0, de l’élément prédésinentiel.

C est le vocalisme en usage pour les thèmes en *-men-, ainsi dans véd. brâh-man - « prière » (neutre) et brah-mân- « prêtre » (masculin) : génit. sing. brâh-man-ah, brah-màn-ah ; dat. sing. brâh-man-e , brah-mân-e ; acc. plur. masc. brah-màn-ah ; génit. plur. bràh-man-âm, brah-mân-âm ; génit. duel bràh-man-oh , brahmân-oh ; nominatif duel neutre brah-man-i. De même en slave, le neutre brème « fardeau », génit. sing. brè-men-e, dat. sing. brëmen-i, gén. plur. brè-men-ü, gén. duel brè-men-u, nom. duel brë-men-i. De même encore en grec, tcoi-jaIv-oç, Troi-piiv-aç, iroi-pivo jv, icoi-yiiv-G tv, ou, avec extension de Yo de l’accusatif singulier et du nominatif pluriel, oTijrjjiGv-oç, ar^-jjiov-aç, gtyj-jjlov-wv, q~t-

JJ.ÔV-01V.

LE NOM

Cest aussi le vocalisme de la plupart des thèmes en *-u- et en *-i-} ainsi :

génitif-ablatif singulier: skr. sünô-h « du fils », lit. sûnaü-s, v. si. synuy got. j unau- s (avec timbre 0 de la voyelle prédésinentielle) ; cf. gr. yXi »t£(>F)-oç, avec la forme *-os de la désinence généralisée en grec..

datif singulier : skr. sünâv-e , v. si. synov-i (avec 0 issu de e devant v).

génitif pluriel : v. si. synov-ü, got. suniuf-e, cf. gr. yXuxé-

génitif duel : v. si. synov-u, cfr. gr. yXu y.s(/")-otv.

ou pour les thèmes en -i- :

génitif-ablatif singulier : skr. mâte-h « de la pensée », got. ans tai-s « de la faveur » (avec vocalisme prédésinentiel 0 ).

génitif pluriel : zd §ray-am « de trois », v. sb tri- fl (sans doute de *trey-ôn ), etc.

Seul, l’accusatif pluriel des thèmes en *-i- et *-u- fait exception, avec sa forme *-u-ns , *-i-ns : crétois u’.ù-v;, got. sunu-ns (l fils » ; got . g asti-ns « hôtes », v. pruss. ausi-ns « oreilles ».

20 Vocalisme zéro de l’élément prédésinentiel.

C’est le vocalisme normal dans les thèmes en *-w- autres que ceux en *-men-, ainsi :

génit. abl. sing. skr. çû-n-ah « du chien », gr. y.u-v-£ç, lit. su-

n-(e)Sy v. irl. con (de *ku-n-os).

dat. sing. skr. çü-n-e , v. irl. coin.

acc. plur. skr. çü-n-ah, gr. y.u-v-aç, lit. sii-n-is, v. irl. co-n-a. gén. plur. skr. çü-n-âm, gr. y.-j-v-wv , lit. su-n-ü, v. irl. co-n n-. gén. duel skr. çü-n-oh, gr. y.u-v-otv.

Ce vocalisme, assez bien conservé en védique, est rare par ailleurs ; néanmoins le grec en a trace par exemple dans la flexion du génit. sing. /"ap-v-oç « agneau » (nom. sing. att. àp^v), le latin dans car-n-is (nom. sing. carô ; cf. ombr. kar-n-e, ablatif, en face du nom. karu « part »), le gotique dans des formes comme génit. plur. auhs-n-e « des bœufs » (gén. sing. auhsin ), etc.

Pour les thèmes en *-u-, outre le génitif-ablatif skr. di-v-àh

FLEXION

<c du ciel », gr. Ài-Z-c;, l’indo-iranien, où le type skr. sünühy sünôh est normal, a plusieurs bons exemples, notamment celui de: génit.-abl. sing. véd. paç-v-âh, zd pas-v-ô « du troupeau » ; dat. sing. véd. paç-v-ê ; acc. plur. véd. paç-v-âh, zd pas-v-ô ; gén. plur. zd pas-v-am. Pour les thèmes en *-i-, où skr. mâtih, mât eh est normal, on peut citer génit.-abl. véd. âv-y-ah « du mouton », gr. oté; (de *oF-y-cc) ; du reste, c’est le type tu é)ao; en face de TCoXt;, qui est normal dans presque tous les parlers grecs.

De même pour les thèmes en *-nt-, ainsi en sanskrit, en regard de acc. sing. brhânt-am « haut », on a : gén.-abl. sing. brhat-âh( avec -at- de dat. sing. brhat-é, acc. plur. brhat-âh,

gén. plur. brhat-am, nom. -acc. duel neutre brhat-î. En regard del’acc. sing. dânt-am « dent », le sanskrit a génit. abl. sing. datâh, etc. : le vocalisme de l’accusatif singulier skr. dânt-am, conservé dans gr. oécvT-a et lit. dant-i, a été étendu aux autres cas du grec et du lituanien, d’où génit. plur. gr. oéévi-wv, lit. dant-ü ; en revanche l’accus. sing. got. tunftu a reçu le vocalisme du génitif, tandis que v. sax. tand garde celui de l’accusatif ; en de lat. dens (thème dent-: gén. plur. 'v. lat. dentum ) et ê du v. irl. dêt peuvent représenter *en, mais reposent plutôt sur

généralisé comme l’indique gall. dant. — Le vocalisme zéro de l’élément prédésinentiel au nominatif-accusatif duel neutre est conservé dans une forme isolée :

zd (yï-)sait-i, béot. (/ï-)xaT-t, bret. ugent, arm. ( kh-)san « deux dizaines », etc.

dont le vocalisme *hçmt- s’oppose à celui du pluriel gr. (ipix-) xovT a, bret. ( tre-^gont , arm. ( ere-)sun « trois dizaines ».

Les noms de parenté en *-r- ont aussi aux cas indiqués le vocalisme prédésinentiel zéro, ainsi au génitif gr. zxz p-6;, lat. patr-is, arm. hawr (avec -wr représentant *-/r- suivi de voyelle). Les noms d’agents paraissent avoir eu à ces mêmes cas une voyelle, à en juger par gr. àokop-o;, etc. (avec 0 au lieu de e ancien).

Conformément à la règle énoncée p. 261 et suiv., la voyelle

LE NOM

de l’élément prédésinentiel est normalement la seule sujette à variation dans la flexion. Ceux des thèmes dont la flexion comporte une variation du vocalisme présuffixal ont en même temps variation de suflixc et sont de tous points anomaux.

Cette variation de suffixe n’a guère lieu que dans des noms neutres, entre le nominatif-accusatif et les autres cas ; ceci s’explique aisément ; seul en effet, le nominatif-accusatif singulier a une forme spéciale au genre neutre ; il s’isole ainsi du reste de la flexion : la forme qui sert de nominatif-accusatif pluriel neutre est le nominatif-accusatif singulier neutre d’un thème en -à-, à valeur collective, dérivé de celui des autres cas, et dont le reste de la flexion n’existe pas.

a. Neutres.

i° Thèmes en *-eu- et en *-es- avec addition d’un suffixe *-en- :

skr. daru « bois », génit.-abl. sing. drü-n-ah ; gr. dépu, gén. cép(F)-x-'ccc, les anciens thèmes neutres en -n- étant représentés en grec par des thèmes en -a Soit : *dôr-, *dor-, *der- (lit. dervà « bois de sapin »), *dr- ; l’addition du suffixe *-en- entraîne le vocalisme zéro de l’élément présuffixal, suivant le principe indiqué p. 238 : le vocalisme radical zéro de véd. drü-n-ah « du bois » est le même que celui de hom. Spu-pude « forêt » et de skr. dru-mâ-h « arbre » en regard de gr. oipu et de véd. daru , ou que celui du collectif à suffixe *-â (*-?-) : gr. Bpüç (de *drew-d- ), cf. le pluriel neutre v. si. drüv-a « arbres » en face de drévo « arbre » (de *dervo , cf. lit. dervà). Le gr. dép(f)oiToç a reçu le vocalisme de 00 pu.

véd. jànu « genou », duel nom. acc. janu-n-i , gén. janu-noh ; jîïu- dans le composé jhu-hadh- « qui presse les genoux » ; gr. yévu, yov(F)-x- (tsc) ; yvu- dans le composé y vj-tustcç et dans ; y<a)v- sans doute dans le dérivé ytovta « coin » ; lat. genu, avec e.

véd. âyu «durée», locat. sing. ayu-n-i\ gr. cdF-éu (locatif devenu adverbe, v. p. 256) ; zddat. sing. yaV-e « pour la durée » , instr. yav-a.

skr. çîr-ah « tête », gén. çir-s-n-âh, locat. çïr-$-ân-i.

FLEXION

gr. 0 3 ç, v. si. wxo « oreille » — génit. got. aus-in-s, hom. «ü-a-(Toç). Un duel neutre du thème à suffixe zéro est attesté par zd us-i « les deux oreilles », v. si. us-i, lit. aus-i, et c’est sans doute sur de pareils duels qu’ont été faits le singulier lit. aus-ïs « oreille » et le plur. lat. aur-ès. Le vocalisme a donc les alternances : *ous-, *us -, *aus- (ce dernier avec *a prothétique, cf. p. i36).

20 Thèmes en *-er- et *-en- alternant :

Type fréquent :

gr. yjTc-ap, Yjx-a-(Toç) « foie », zd yâkard, avec *è ; skr. yâk-r-t, génit. yak-n-àh , pehlvi jakar, lit. jek-n~(os) ; lat. iecur, iecinoris (au lieu de *iec-in-is ), avec ë dans l’élément présuffixal.

hom. eïxp (c’est-à-dire f^p) « sang », avec ë; véd. âsrk, génit. as-n-âh ; lat. (dialectal) as sir, asser ; lette asins ; arm. ariwn, avec *a initial.

gr. uB-wp, u8-a-(Toç) « eau », skr. ( ’ud-akâ-m ), gén.-abl. ud-nâh ; avec vocalisme zéro de l’élément présuffixal ; ombr. utur, abl. une ; v. angl. wæter, et v. h. a. wa%£-ar, got. génit. watin-s avec un vocalisme radical 0 qui se retrouve dans v. si. voda « eau » ; le slave a aussi ë dans le dérivé v. si. vëdro « vase » (primitivement à eau), et de même le v. isl. vâtr (avec â représentant *é) « mouillé » ; arm. get (de *wedos) signifie « fleuve ».

gr. Féxp « printemps », lit. vas-ar-(a)\ skr. vas-an-(tâh ), v. si. ves-n-^a), tous avec vocalisme e\ un vocalisme ë apparaît dans lat. uër, v. isl. vâr (avec chute indo-européenne de entre voyelle longue et V).

Dans ces noms, *-er- et *-en- sont sans doute des suffixes secondaires ajoutés à un thème à suffixe zéro, souvent non attesté ; par exemple de *alk-, attesté par le datif gr. àXxt, on a aXxap, avec suffixe *-£r- (et àXxvj, avec suffixe *-Æ-).

L’alternance de *-r- et *-n- peut se cumuler avec les précédentes, et ainsi l’arménien a un nominatif-accusatif cunr « genou » de *gxôn-u-r) dont r alterne avec la nasale de gr. ycvf-x-(zoç) et de véd. duel jânu-n-f « (deux) genoux » . L’arménien a A. Meillet. 18

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