LE IS’OM
même des adjectifs comme canr « lourd », avec r (issu d’un neutre en *-ur) au nominatif, un génitif cann (génitif normal de thème en -u-), sans *r ni *n, et un nominatif pluriel canu-n-(kh)f avec *-n-.
Les suffixes *-el- et *-en- alternent dans :
véd. s(u)v-ar « soleil » (et le dérivé sür-ya-h) — gr.
(de 'â/-sX- 10;), got. sau-il, lit. sâu-l-(ê ), lat. soi v. irl. sûil (signifiant « œil »), v. si. slü-n-ïce — gâth. xvdng (lire *huvïng, de *suw-an-s), got. su-n-{no).
g. Masculins-féminins.
Les exemples sont rares : *-er- et *-en- semblent alterner dans :
gr. cv-cç «enclume», lit. akm-û «pierre», génit.
akm-en-s , skr. âçmà « pierre », génit. sing. àçm-an-ah, — v. sh kamy, génit. kam-en-e, — v. isl. ham-ar-r « marteau ». Les alternances radicales sont complexes : *kôm- (v. si. kamy), *kom- (v. isl. hamarr ), *akm- (avec prothèse *a : skr. âçmà, gr. àV.^wv, lit. akmu ) ; on notera de plus l’opposition des gutturales, skr. çy mais lit. et si. k.
Le comparatif primaire en *-yes- recevait un suffixe secondaire aux cas obliques : att. acc. sing. rfîi 10 (de *'/ràoïoa, oîzhx), génit. sing. r^tovoç (de avec i d’après
l’indo-iranien et le latin ont généralisé la forme sans suffixe secondaire, d’où génit. sing. skr. svâdiyasah, lat. suüuiôris ; le germanique et la plupart des dialectes grecs, la forme à suffixe secondaire d’où acc. sing. got. hardi^an- « plus dur », ion. Yjobva (avec 1 bref). La syllabe présuffixale ne conserve pas d’alternance vocalique.
Un suffixe zéro alternait avec un suffixe *- et- dans :
véd. pànthâ-h, zd pantâ « chemin » (*-d-s de i.-e. *-ès ou *-ôsr issu de *-èi-s ou *-ôi-s P), instr. plur. véd. pathi-bhih : génit. abl. sing. (du thème à suffixe zéro) véd. path-âh, zd paü-ô ; au vocalisme radical de véd. pànthâh répondent : v. si. poti, lat. pons (gén. plur. pontium) et aussi arm. hun « passage » ; au vocalisme radical de véd. pathi-bhih et path-âh répond v. pruss. pintis « chemin » ; cf. aussi le dérivé grec thématique Traire*.
FLEXION
Y- Place du ton.
Les seules langues qui fournissent des témoignages sur les
variations de place du ton au cours de la flexion d’un même thème nominal sont le védique, le grec, le lituanien et ceux des dialectes slaves qui n’ont pas un accent à place fixe, principale-
ment le russe et le serbe. Le témoignage grec est obscurci par la règle qui limite la place du ton relativement à la fin du mot, et le témoignage du lituanien et des dialectes slaves, par des innovations nombreuses propres à ces langues. En grec, l’ancienne mobilité du ton est très simplifiée comme toute la flexion nominale. Le védique même est loin de représenter l’état ancien. On est donc moins renseigné encore sur les mouvements du ton que sur les alternances vocaliques de l’élément prédésinentiel.
Le cas le plus clair est celui des thèmes monosyllabiques ; soit le thème *ped- « pied » :
VÉD.