AMYOT ET GUILLAUME GANTER
ûoou T'.T'.v oovElo-Oa'. xal àos'.v tcôv vieov — aoôvT(>)v xal Ôctouivcov ». C;inter propose de remplacer t:oa'.- T£'J£'.v par -yxTS'js'.v. — Si nous nous reportons à l'exemplaire de TArsenal nous y lisons (toi. 15 v") les annotations suivantes :
I" Une note barrée qu'il est difficile de déchiffrer ; on lit pourtant « nisi forte Au-âî'.v iii est Jahorihus... sed... siDit qui Jei^aut T.oj.-xltv^. » — Cette variante est adoptée par Amvot pour sa première édition ; il traduit en effet (i 5 59, fol. 33 C) : «... il accoustuma les jeunes filles^ aussi bien que les garsons, à travailler, et à danser nues en quelques festes... »
2" Une note postérieure : « legendum yjijLva^ te 7:0a— î'Js'.v. . . scrihit 'j.cu.csou.iv<t)v t'.vojv ty^v v'jijlvcoit'.v T(àv 7:ac6év(.)v Èv -1?.^ 7:otj.-alç » explique la traduction de 1565 : « aussi bien que les garsons à se trouver aux processions, à danser... »
3" Mais elle est suivie d'une dernière note, qui semble bien faire allusion au passage cité de Ganter ; elle est ainsi conçue : « alii tanieii h'i^unt hoc loco -uxtsÛî'.v quod respondet tô ooojjio'.ç xal -à'Aa'.ç. Et Ovid. Mortiuv gentis nitida cuiii nuda pakstra ludis, et es midis femina mixta viris. )>
II. — Au livre II, ch. 22, le passage de la viedeCaton : £v w xal Tol; osxaTaT'. tov Of^<xrr^ 'i^'av, à— î'.Ta o'.à toÙ (j^y/^slTuaTo; tÔ o'.oôva'. oixa^ avjTTcj'j'jvov xaTaaxîjàaav- ■reç, •J7rr,zi~y.: ajTtôv xal 'S'Jsyj::, ctiI ttv fTToaT/.v^av "jzcofT-r^yrjy ^ cst ainsi lu par Ganter : èv w xal toI; oexàc-a-T'. tov oy.uov, olç à— sxî'.to o'.à to'j '|T/i((T}jLaTOs
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tÔ O'-oova', o'ixaç àvj-s'jOjvov •/.■j-'j.'jy.vj'i.n'vm:,... » Or cette dernière phrase est textuellement (i) citée en marge de l'exemplaire de l'Arsenal et précédée de « \cg. hoc modo ». La variante a été, du reste, barrée postérieurement (2).
III. — Au même chapitre Ganter fait la remarque suivante : « Initium prœiii cum Philippo a Maminio gesti describens Plutarchus, dextro quideni cornu superiorem refert fuisse Philippum, cum e locis idoneis totam in Romanos immitteret phalangem, sic ut impetum tam ferocem impransi etiam tum Romani nequaquam ferrent. Itaque cum dicit to [iàio; to'j T'jvao'TZ'.TU.o'j, xal t/jV Tpay'JTr,Ta tt,^ Trocio-ëo/vY,^ Twv ip'lTTtov ojy j-ouî'.vàvTOJv, in eo pro ip'lc-Ttov reponendum est àvap-lo-Ttov. Xam dixerat antea Tr, 0" Ott;zy.''.y. Tztzl 'bv ooOoov, etc.. »
Amyot (fol. 124 r'') inscrit sur l'exemplaire de l'Arsenal « Icg. àvap'lTTwv gnin Rotnniii ii)ipra)isi pralitim connniserc... et propîcrca... prcssiouciii ferre (?) iioii poteru77t{^). »
(i) Sauf, autant qu'on en peut juger (plusieurs lettres ayant été coupées par le relieur) le mot xaTaTy-EuiTavT;;, remplacé peut-être par sxsuâaavTî; ; mais c'est l.i une variante de détail, et crovons-nous, tout à tait involontaire.
(2) Xvlander en is6i et Estiennc en l'yji déclarent, il est vrai, le texte mutilé, mais ils ne proposent pas cette variante ; d'autre part, celle que l'on trouve dans les \'arix". Lectioncs des édit. de Frankfort et de Paris, sous la lettre .v est très diflérente de la correction de Ganter.
(3) La traduction d 'Amyot soulève d'ailleurs pour cette phrase une difliculté : nous lisons en effet dés iîS9 (fol. 261. E.^ : «... dont elle venoit tout à coup l'ondre sur les Romains par telle impétuosité, ijiir 1rs plus forts et les plus vaillants ne peurent onques soutenir le faix de ce iront de battaiîlc si fort serré, uy celle hayc de piques si furieuses. » Si le premier passage souligné est évidemment une traduction de tiôv àp(aT(i)v. ne faudrait-il pas concUre du second que, avant Reiske et